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Les gentils quatre cavaliers de l'Apocalypse

Prédication prononcée le 7 octobre 2018, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

 

L’apparition des quatre cavaliers de l’Apocalypse est spectaculaire et un peu effrayante (Apoc 6:1-8). Ce récit a marqué les esprits depuis le Moyen-Âge qui y voyait les plaies les plus terribles qui pouvaient frapper l’humanité : la famine, la guerre la misère, la maladie, la mort... Et depuis tous les commentateurs continuent de les interpréter négativement comme représentant quatre épreuves fondamentales auxquelles est soumis tout être humain. Quant au sens, on se souvient que chaque cavalier (ou plutôt cheval car dans le texte il s’agit de chevaux et non de cavaliers), apparaît à l’ouverture de l’un des quatre premiers sceaux fermant le petit livre qui n’est autre que l’Evangile. L’idée, c’est donc que pour être en mesure de recevoir le contenu de l’Evangile, pour le comprendre, il faut passer par un certain nombre d’expériences douloureuses, quatre épreuves fondamentales qui nous permettent comme de nous attendrir, et surtout de nous rappeler que nous ne sommes pas Dieu, et que donc nous avons besoin de lui.

1 Le premier cheval est blanc, il part en vainqueur et pour vaincre.
C’est là l’expérience la plus universelle qui soit et qui est celle de l’échec. Chacun expérimente forcément le fait un jour ou l’autre de n’avoir pas réussi quelque chose, d’avoir raté, d’avoir mal fait... Cela nous impose de comprendre que nous ne sommes pas tout-puissants et que donc nous ne pouvons prétendre à la perfection.

2 Le second cheval est roux et il a le pouvoir d’enlever la paix sur la Terre.
Autre expérience douloureuse mais fondamentale représentée par ce cheval, c’est celle de notre incapacité fondamentale à vivre en paix quand bien même nous le désirerions. Chacun désire être en paix, avoir la paix, mais voilà notre confrontation avec les autres, proches ou moins proches nous montre que nous n’y parvenons pas. Et au niveau mondial, l’humanité est sans cesse en guerre. Nous ne pouvons donc trouver par nous mêmes la paix totale, et aucun gouvernement aucun pouvoir humain ne peut prétendre nous la donner. Il faut donc chercher ailleurs qu’en nous-mêmes ou que dans le terrestre pour trouver la paix, et le Royaume de Dieu ne sera jamais totalement présent sur la terre.

3 Le troisième cheval est noir, il tient une balance à la main...
Cette balance ne représente pas la justice, selon notre symbolique récente, mais la limitation : nous ne pouvons pas tout posséder, il y a des limitates. Nous ne pouvons pas satisfaire tous nos désirs et alors que nous en voulons toujours plus, sans cesse nous devons renoncer, la vie terrestre étant incapable de donner une satisfaction la plus profonde et la plénitude, si nous voulons cela il faut chercher ailleurs.

4 Le quatrième cheval enfin est verdâtre, et il se nomme la mort...
On aurait pu commencer par là : ce qui nous rappelle que nous ne sommes pas Dieu, c’est avant tout que nous mourrons. Tout sur Terre est passager, rien ici-bas n’est éternel ou absolu, ni nous qui ne sommes qu’une buée passagère, ni rien. L’Eternel ne peut donc se trouver qu’en dehors du terrestre. Quant on a pris conscience de tout cela alors on peut ouvrir le livre et trouver dans l’Evangile la source de la paix, du pouvoir, de la plénitude et de l’éternité.
 
Mais on peut avoir de sérieux doutes sur cette interprétation traditionnellement négative des quatre cavaliers, en particulier à cause du premier : le cheval blanc.
 
1. Le premier cheval blanc
Il se trouve en effet qu’il est fait aussi mention de ce même cheval blanc un peu plus loin dans le livre de l’Apocalypse, (Apoc. 19:11-16) et cette fois il est clairement dit qu’il s’agit du Christ lui-même : « je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc. Celui qui le monte s’appelle Fidèle et Véritable...  Son nom est la Parole de Dieu ». Ce cheval n’est donc pas du tout une menace, au contraire, il est un signe de la présence de Dieu. C’est cohérent d’ailleurs, sa couleur, le blanc est une couleur positive dans la Bible, c’est celle de la lumière, celle des anges, de la transfiguration du Christ. Et il est dit qu’une couronne est donnée à ce cheval lumineux, il est le Christ notre roi, et il est « vainqueur et pour vaincre », c’est le Christ le vainqueur du monde. Ainsi dans l’évangile de Jean Jésus dit-il : « Je vous ai parlé ainsi, pour que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, moi, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). Ce « monde » dont il est question dans Jean est le monde matérialiste : la violence, le pouvoir, l’égoïsme, et tout ce qui touche au temps et à la mort. De tout cela le Christ est vainqueur et il nous associe à sa victoire sur le mal, en lui nous en sommes « plus que vainqueurs » selon ce que nous dit Paul : « A cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur. » (Rom 8: 36ss).

Ce premier cavalier est dont tout à fait positif, ce n’est pas une épreuve ou une catastrophe, au contraire, c’est la première des bonnes nouvelles que nous offre ce petit livre merveilleux qu’est l’Evangile quand nous nous en approchons pour l’ouvrir.
On peut être légitimement autorisé alors à se demander s’il n’en serait pas de même des trois autres cavaliers. Le plus simple serait d’en rester là, d’admettre qu’évidemment ce premier cavalier est le Christ vainqueur et sauveur, et que les trois autres sont bien les épreuves qui nous menacent, mais que justement, avant même qu’elles n’adviennent, nous en sommes déjà vainqueurs par le Christ : peu importe les guerres, les épidémies, les tribulations, et même la mort, le Christ nous en délivre. C’est le sens de ce que nous lisons dans les apocalyspes synoptique, par exemple en Matthieu 24 : « Vous allez entendre parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous de vous alarmer car cela doit arriver. Mais cela n’est pas la fin (finalité) » (Matt. 24 :6). Et même dans les Béatitudes (Matt. 5:1-9), Jésus annonce que le chrétien sera confronté à bien des difficultés, du rejet, des persécutions, mais que cela n’empêche ni le salut, ni le bonheur, au contraire.

Mais tout de même, on peut essayer de voir si les trois cavaliers qui suivent le premier ne seraient pas, eux aussi, positifs et représenteraient non pas des épreuves, mais de bonnes nouvelles. Or oui, c’est possible !


2. Le cheval rouge feu.
Le second cheval est dit textuellement couleur « feu ». Cela n’est pas forcément négatif, au contraire, le feu certes peut détruire, mais il est aussi très souvent un symbole positif dans la Bible. Le feu éclaire, réchauffe, purifie... que l’on pense en particulier au buisson ardent que Moïse voit en Horeb, c’est là que Dieu lui parle et annonce sa grâce totale et absolue de vouloir libérer le peuple de sa servitude en Egypte, sans aucune condition, uniquement parce qu’il le voit souffrir. La parole de Dieu est d’ailleurs souvent comparée à un feu : « Me voici, je place mes paroles dans ta bouche comme un feu » (Jer. 5:4) pour ne citer qu’un verset parmi une multitude, et à la Pentecôte, ce sont des langues de feu qui apparaissent. D’ailleurs ce cheval est le 2e. Or 2 est précisément le nombre de la parole de Dieu, que l’on pense aux deux Testaments, aux deux tables de la loi, aux anges qui apparaissent souvent par deux etc. Tout cela est parfaitement cohérent : ce cheval « feu » est comme un messager de la parole même de Dieu, ce qui est loin d’être une mauvaise nouvelle !

Mais il est vrai que la parole de Dieu, quand elle est donnée n’apporte pas toujours le confort. En Apocalypse 10, quand Jean doit l’ingurgiter, il est annoncé qu’elle aura de la douceur certes, mais qu’elle lui apportera aussi de l’amertume. Que la parole puisse même « ôter la paix » comme le dit notre texte est également peu plaisant, mais tout à fait cohérent avec le reste de l’Evangile, et bien des versets ne disent rien d’autre : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. » (Matt. 10:34). Bien sûr, l’Evangile, c’est avant tout la paix, et on y viendra, nous n’en sommes là qu’au début de l’histoire, au 2e sceau, il y en a encore 5 ! En fin de course, c’est bien la paix, la paix et la paix, mais la parole de Dieu peut provoquer des remous, parce qu’elle est une parole hétérogène au monde et à tout le mal qui s’y trouve. La vie évangélique c’est aussi une lutte dans ce monde, lutte contre le mal, l’injustice et la haine ; ce n’est pas un club de vacances et de farniente. Le Christ lui-même nous a prévenu à différentes reprises, celui qui veut vivre l’Evangile risque d’être rejeté, conspué, violenté, persécuté. Cela a été évidemment vrai pour les premiers chrétiens qui on souvent payé de leur vie leur fidélité au Christ et aucun des premiers Apôtres n’est mort dans son lit, mais tous de mort violente. Aujourd’hui encore un grand nombre de chrétiens sont encore persécutés dans le monde et dans notre pays soi-disant en paix, être chrétien c’est sans cesse se battre contre l’injustice, contre l’exclusion, contre la brutalité de notre société, c’est prendre le parti des plus faibles dans leur combat même pour vivre. Et vouloir vivre son idéal évangélique dans notre monde matérialiste est une bataille permanente contre notre propre intérêt, contre notre égoïsme. Il est beaucoup plus compliqué de vouloir être chrétien dans notre société que de vivre égoïstement, ça coûte du temps, de l’argent, de l’énergie, et parfois même notre propre réussite dans le monde. Le chrétien doit sans cesse lutter dans sa vie contre le mal, contre le monde, il faut pour cela avoir du courage.

Et puis il se peut aussi, et il arrive fréquemment, que le chrétien ne soit pas compris, même pas son entourage, et que son engagement puisse le couper de certaines personnes. Il n’est jamais évident d’assumer ses positions et de ne pas faire que d’embrayer et de suivre la majorité pour hurler avec les loups...
 
3. Le cheval noir
Apparemment, le cheval noir est plus compliqué, et sa couleur n’est pas très rassurante. Pourtant, il est le numéro 3 et le nombre 3 est celui de la Trinité, c’est le nombre même de Dieu ou du spirituel. La balance qui lui est attribuée va bien dans ce sens, c’est le rôle de Dieu de jauger, de juger, soupeser ce que valent chaque chose et chacun. C’est le jugement dernier qui est le rôle même de Dieu. Ce jugement, il ne faut pas le comprendre comme une sorte de gare de triage entre l’enfer et le paradis à la fin des temps ainsi que le Moyen-Age a voulu nous le présenter, mais il est pour dire qu’en Dieu se trouve le criterium ultime permettant de savoir ce qui vaut quelque chose et ce qui ne vaut rien dans nos vies. Le péché originel d’Adam et Eve avait consisté précisément à ne pas vouloir trouver le critère du bien et du mal dans un universel, ou un absolu qui nous surplombe, mais de se faire soi-même juge, et de se mettre au centre de tout en déclarant bien ce qui nous plait. Or c’est Dieu qui sait, et le bien n’est pas forcément ce qui fait plaisir à soi individuellement, mais ce qui est bien pour le monde.

Ensuite ce que Dieu dit donc par ce cheval noir, c’est qu’avec de l’argent, on peut acheter ceci ou cela pour vivre matériellement, ce n’est pas un problème, même si on ne peut pas tout acheter et que donc notre vie matérielle est nécessairement source d’insatisfaction. Mais que l’huile et le vin, on ne peut pas les acheter !

Dans la Bible, l’huile est le symbole de la bénédiction de Dieu, c’est ainsi que l’on versait de l’huile sur ceux qui devaient agir au nom de Dieu dans le monde : rois, prêtres, prophètes pour dire qu’ils étaient revêtus de l’autorité et de la bénédiction divine. Quant au vin, il est le symbole de la joie et de la fête, joie spirituelle donnée par la présence de Dieu. Il nous est ainsi enseigné qu’on peut acheter différentes choses avec de l’argent, mais qu’on ne peut pas acheter la bénédiction ou le bonheur. Cela ne peut s’acquérir par aucune activité matérielle ou quoi que ce soit de ce monde, par aucune activité terrestre, ni par notre métier ou quoi que nous puissions faire. Dieu seul en est la source : ainsi le prophète Joël dit-il : « L’Éternel a répondu : il a dit à son peuple : Me voici ! Je vous envoie le blé, Le vin nouveau et l’huile, Et vous en serez rassasiés » (Joël 2 :19).

Et non seulement la bénédiction et la joie ne peuvent s’acheter, mais même Dieu ne les vend pas, il les donne. Ainsi il n’est pas question d’imaginer de les mériter, ou de les recevoir comme salaire de nos bonnes œuvres, elles ne sont que des grâces. Dieu ne les vend pas, il ne fait pas de troc, il n’y a pas de condition pour les avoir, il faut juste accepter le cadeau, et justement savoir entrer dans une autre logique que celle de la rétribution. On ne peut les trouver que si on comprend ce qu’est la grâce : savoir donner et accueillir.

 

4. Le cheval vert.
Ce cheval est appelé « la mort », son interprétation positive semble donc encore plus difficile, mais justement c’est que ce cheval nous dit quelque chose d’encore plus essentiel.

D’abord on peut penser que cette mort dont il est question est la mort physique. Certes elle ne nous plait pas, mais elle fait néanmoins partie du plan de Dieu, de notre condition de mammifère et n’est pas mauvaise en soi, chacun de nous mourons pour laisser la place à d’autres, et heureusement... Mais on remarquera que cette mort n’est pas une mauvaise nouvelle absolue, elle tue seulement un quart ! Et donc si on a un esprit positif on peut dire que les trois quarts de notre être ne sont pas atteints par cette mort physique. On peut penser ainsi que si notre nature physique est mortelle, cette mort n’emporte pas tout, et de loin pas, elle laisse les trois quarts du meilleur. Seule notre partie animale est vouée à la mort, ce qui est matériel, biologique, animal est poussière et retourne à la poussière, mais le reste demeure, tout ce qui en nous est de l’ordre de l’invisible, du spirituel, de l’amour, tout cela demeure. C’est ce que nous a démontré la mort du Christ : la croix a certes tué un corps biologique, mais nous disons qu’aujourd’hui encore Christ est vivant, d’une autre manière, sa vie a transcendé la mort pour venir jusqu’à nous. Ce que la croix a enlevé n’était pas grand’chose, l’essentiel est invisible pour les yeux, immatériel, intemporel et éternel.

C’est pourquoi nous ne craignons rien de cette mort physique, et rien de ce qui peut nous menacer matériellement, ni le péril, ni l’épée, ni la maladie...

Mais dans cette interprétation, la mort reste quelque chose de négatif dont on réchappe. On peut aller plus loin et voire quelque chose de positif même dans cette mort dont il est question, et ce en ne l’interprétant pas comme faisant référence à la mort physique, mais à une démarche spirituelle, sorte de purification, étape permettant d’accéder à une vie nouvelle : il faut faire mourir l’ancien homme qui est en nous pour laisser advenir le nouvel homme, faire mourir tout ce qui est en nous péché, mauvais penchants ou diverses choses mortifères pour accéder à la vraie vie. La vie de qualité suppose toujours qu’elle s’oppose à différentes choses négatives en se coupant d’elles. Ainsi le jardinier pour faire un beau parterre n’hésite pas à arracher de mauvaises herbes, c’est un travail essentiel qui mène à la vie et au beau. C’est en cela que Paul dit à diverses reprises que nous devons mourir au péché pour revenir à une vie nouvelle, il nous faut mourir avec le Christ pour ressusciter avec lui : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire. Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre, l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. » (Col. 3). L’Evangile de Jean dit la même chose : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » (Jean 12:24).

Ce cheval n’est donc pas vraiment signe d’une mort de destruction, mais d’une mort qui signifie la vie. D’ailleurs sa couleur est intéressante. Nos traductions mettent « verdâtre », imaginant une sorte de couleur cadavérique. Mais le texte grec a « Chloros » ce qui signifie « vert », pas vert cadavre, mais vert pomme, vert comme l’herbe des prés, et ce mot est traduit partout ailleurs simplement par « vert ». Or la première fois que ce mot « chloros » apparaît dans la Bible, c’est lors de la création quand Dieu crée les animaux et l’homme, et dit qu’il leur donne toute herbe verte (chloros) pour nourriture. Ce cheval n’est donc pas un cheval pour la mort, mais un cheval pour la vie, il est la source même de la vie éternelle, parce qu’en faisant mourir tout ce qui est le mal en nous, tout ce qui nous accable, Dieu nous libère et nous nourrit d’une bonne nourriture pour la vie, la joie et l’éternité.

 

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Apocalypse 5:1-2

1Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en-dedans et en-dehors, scellé de sept sceaux. 2Et je vis un ange puissant qui proclamait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ?

 

Apocalypse 6:1-8

1Je regardai, quand l’Agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants dire comme d’une voix de tonnerre : Viens. 2Je regardai, et voici un cheval blanc. Celui qui le montait tenait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre.
3Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant dire : Viens. 4Et un autre cheval, rouge feu, sortit. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’ôter la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgent les uns les autres ; et une grande épée lui fut donnée.
5Quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant dire : Viens. Je regardai, et voici un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main. 6Et j’entendis comme une voix au milieu des quatre êtres vivants ; elle disait : Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier ; quant à l’huile et au vin, n’y touche pas.
7Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant dire : Viens. 8Je regardai, et voici un cheval d’une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre.

 

Apocalypse 19:11-16

11Puis je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc. Celui qui le monte s’appelle Fidèle et Véritable, il juge et combat avec justice. 12Ses yeux sont une flamme de feu ; sur sa tête (se trouvent) plusieurs diadèmes ; il porte un nom écrit, que nul ne connaît, sinon lui, 13et il est vêtu d’un manteau trempé de sang. Son nom est la Parole de Dieu. 14Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues de fin lin, blanc et pur. 15De sa bouche sort une épée tranchante pour frapper les nations. Il les fera paître avec un sceptre de fer, et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu Tout-Puissant. 16Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

 

Colossiens 3:1-10

1Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. 2Pensez à ce qui est en haut, et non à ce qui est sur la terre. 3Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. 4Quand le Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.
5Faites donc mourir votre nature terrestre : l’inconduite, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la cupidité qui est une idolâtrie. 6C’est pour cela que vient la colère de Dieu [sur les rebelles]. 7Vous marchiez ainsi autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés. 8Mais maintenant, vous aussi, rejetez tout cela : colère, animosité, méchanceté, calomnie, paroles grossières qui sortiraient de votre bouche.
9Ne mentez pas les uns aux autres, vous qui avez dépouillé la vieille nature avec ses pratiques 10et revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d’une pleine connaissance selon l’image de celui qui l’a créée