Ecouter la version audioConf MP1

La didrachme, ou la pièce dans la bouche du poisson

Prédication prononcée le 10 septembre 2017, au Temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

 

Le récit dans lequel Jésus fait pêcher à Pierre un poisson dans la bouche duquel il trouvera la pièce lui permettant de payer l’impôt réclamé est bien connu des gastronomes qui aiment manger ce poisson à la chair savoureuse qu’est le Saint-Pierre et qui est marqué sur son côté d’une tache foncée dont on dit qu’elle est la trace du pouce de l’apôtre. Les théologiens aiment moins ce texte qui est extrêmement difficile à interpréter, et rarement commenté ; les pères de l’Eglise, s’y sont intéressé, Augustin, Jérôme, Jean-Chrysostome et Origène en ont tiré des enseignements très intéressants, mais nos contemporains n’en disent pas grand chose. Sans doute considèrent-ils ce miracle de Jésus comme tout à fait secondaire. Et on peut les comprendre. Que Jésus utilise sa puissance divine pour guérir des malades, ressusciter des morts, cela fait sens. Qu’il fasse un miracle à Cana pour transformer l’eau en vin est déjà plus trivial, mais admettons qu’il travaille à donner de la joie. Mais là qu’il permette de payer une taxe sans avoir à débourser monnaie, quel est l’enseignement ? Que Dieu pourrait subvenir matériellement pour nous aider à payer nos impôts ? Certainement pas.

De fait, Jésus nous est montré là comme usant de sa force divine pour payer cet impôt de la didrachme qui lui était réclamé. L’interprétation habituelle vient de ce que dit le texte : il fait cela, afin de ne pas scandaliser ses interlocuteurs. Ainsi il dit à Pierre qu’il ne devrait pas payer, mais qu’il va le faire quand même pour éviter le scandale. Cette lecture simpliste est totalement incohérente avec la vie et l’enseignement du Christ. Le message serait-il que l’on pourrait agir en contradiction avec ses convictions juste pour ne pas avoir d’histoire ou s’attirer des ennuis, que l’on puisse dire une chose et en faire une autre, serait-ce une leçon d’hypocrisie en fait ? Certainement pas. Jésus n’a jamais renoncé à agir en cohérence avec ses convictions, il n’a jamais craint de choquer ses interlocuteurs, ou provoquer du désordre, de l’agacement, et même bien du scandale, au point que ceux qui avaient été choqués par sa prédication et ses actes l’ont mis à mort. Jésus a toujours eu le courage de dire ce qu’il pensait et d’agir en cohérence, il n’a jamais ajusté son discours dans le seul but de ne pas choquer ou d’éviter de s’attirer des ennuis.

Si donc Jésus paye, c’est qu’il avait une autre raison majeure de le faire alors même que par principe il pensait bien ne pas avoir à payer cet impôt. Cela en soi est intéressant parce que nous avons là une invitation à ne pas être intégriste, il ne faut pas rester à cheval sur ses principes, mais parfois savoir faire la part des choses. Et parfois aussi nous pouvons être en contradiction, et il faut assumer.

Sa raison majeure, le texte dit que c’était pour ne pas « scandaliser » ses interlocuteurs. Mais c’est là qu’il y a un risque de contresens. Le mot grec « skandalon » ne désigne pas le « scandale » au sens moderne, mais la pierre d’ sur le chemin sur laquelle on bute et qui fait chuter, la pierre d’achoppement. Dans la langue du Nouveau Testament, il s’agit donc de quelque chose qui peut faire chuter, ou faire pécher par rapport à Dieu. Bon nombre de traductions modernes d’ailleurs ne mettent plus le mot « scandale » et traduisent par « pour ne pas être occasion de chute [aux juifs] », cela est plus juste. Ainsi la raison qu’avait le Christ de payer quand même n’était pas par rapport à un éventuel trouble de l’ordre public, ni par rapport à lui pour s’éviter des problèmes, mais par rapport aux autres, il craignait ce que son refus de payer pouvait de faire pour eux en les mettant dans le péché. Le Christ nous invite ainsi par son exemple à ne pas être psychorigide par rapport à nos principes, mais de nous poser la question de savoir ce que va avoir comme conséquences sur les autres ce que l’on va faire. C’est un magnifique passage contre l’intégrisme : l’essentiel n’est pas la théorie, ni la doctrine, mais ce qui doit être premier pour nous, c’est l’accueil de l’autre, l’attention à l’autre et la préoccupation de l’autre. Parfois donc, il peut être préférable de mettre de l’eau dans son vin, de renoncer à ses principes pour mieux accueillir, accompagner, et faire grandir l’autre, et cela est vrai tant dans notre propre attitude dans le monde que pour notre conception de l’Eglise. On peut avoir un idéal de ce que devrait être l’Eglise, mais il faut veiller avant tout à ne pas être une occasion de chute pour certains en risquant de les éloigner de la foi ou de Dieu.

Il faut donc chercher en quoi ne pas payer l’impôt pouvait être pour les interlocuteurs de Jésus une « occasion de chute ». Certains pères de l’Eglise ont pensé que c’était parce que s’il ne payait pas, les collecteurs d’impôts l’auraient dénoncé, et ils auraient ainsi été coupables de faire condamner un innocent et qui plus est le fils de l’homme. Mais sans doute la question est elle au delà, c’est la question du sens du geste de payer ou de ne pas payer qu’il faut étudier.

Pour Jésus, payer c’était adhérer au système représenté par ceux qui collectaient cet impôt, on voit qu’il ne voulait pas le faire. Mais ne pas payer était envoyer un message très radical de refus de la société dans laquelle il se trouvait, c’était se mettre en rupture radicale par rapport au monde qui l’entourait, et cela il ne le voulait pas non plus. Jésus ne prétendait pas être un anarchiste révolutionnaire. Il ne voulait pas changer toute la société, ni créer une nouvelle organisation sociale ou religieuse, il voulait réformer de l’intérieur le monde et la société pour la renouveler. Face à cette alternative, Jésus est quelque peu coincé, dans les deux cas il délivre un message qui est contraire à ce qu’il veut exprimer. Et c’est là qu’il se montre génialement astucieux : il va trouver une troisième voie : il va payer, certes, mais pas de sa poche, pas de lui-même, en trouvant au vu de tous le montant de ce qu’il va donner hors de lui-même, comme offert par la nature. Autrement dit, il paye, mais sans payer, son impôt est réglé, mais lui n’a en fait pas payé ! C’est pourquoi il trouvera le statère (qui vaut quatre drachmes) dans la bouche du poisson. Il ne faut pas croire que Dieu leur ait seulement permis de payer l’impôt. Pierre aurait pu le faire, il n’était pas pauvre, il était patron d’une importante entreprise de pêche sur le lac de Tibériade, et Jésus aussi aurait sans doute pu le payer, il avait une bourse avec ses disciples, l’évangile nous en parle, disant qu’ils avaient choisi un trésorier. Certes il était mal choisi puisque c’était Judas, mais cela prouve qu’ils avaient de l’argent. Le miracle, ce n’est donc pas que Dieu leur permette de pouvoir payer la didrachme, mais que Jésus le fasse de cette manière là en particulier. Jésus, avec l’aide de Dieu va ainsi trouver une troisième voie lui permettant de sortir de l’alternative dans laquelle il était coincé. Cela aussi il est bon de le méditer, et comprendre qu’il ne faut jamais se laisser enfermer dans des pensées binaires, ni croire ceux qui disent qu’il n’y a que deux solutions, qu’il faudrait choisir entre la peste et le choléra. Il faut toujours tenter de trouver une issue tierce, et Dieu est spécialiste du fait pour nous permettre de nous libérer, et de nous ouvrir des voies insoupçonnées.

Ainsi là était la ruse de Jésus, et le miracle a tout simplement permis de changer tout le sens du geste, il prend la pièce dans le poisson et non de sa poche, ainsi il paye mais sans payer, on ne peut rien lui reprocher, mais en fait, il n’a pas payé de lui-même l’impôt.

Reste donc à savoir quel sens pouvait bien avoir le geste de payer ou de ne pas payer. Ce qui est essentiel de savoir, c’est que cet impôt était un impôt religieux. Il était pour subvenir aux frais du Temple de Jérusalem et pour assurer les sacrifices. L’origine s’en trouve en Exode 30:13 où il est dit que tout israélite doit s’en acquitter. Cet impôt était donc le signe d’appartenance au peuple d’Israël. Ne pas le payer aurait été possible, les Esséniens ne le payaient pas, ainsi que ceux qui n’étaient pas vraiment juifs, mais donc s’il avait fait ainsi, Jésus se serait désolidarisé du peuple saint. Or il ne voulait pas s’en exclure, ni s’en mettre en marge, il pensait même au contraire permettre au peuple de Dieu de retrouver son essence même en étant plus fidèle à la volonté de Dieu. Mais il ne pouvait adhérer à la doctrine des pharisiens qui pensaient qu’il fallait payer pour en faire partie. Parce que pour le Christ, faire partie du peuple de Dieu n’est pas quelque chose qui peut s’acheter, ni se mériter par quelque acte religieux, ou d’obligation de pratique, par quelque observance légale. Pour Jésus, on appartient au peuple de Dieu comme on appartient à une famille parce que Dieu est notre père. Cela est vrai au sens le plus fort pour Jésus, bien sûr, mais nous voyons qu’il étend ce droit au disciple Pierre à qui il permet aussi de s’acquitter du geste d’appartenance sans qu’il ne débourse un centime. Et en effet, un enfant n’a rien à justifier pour faire partie de sa famille, ce n’est pas comme un club où il faudrait être reconnu, apprécié, et payer une cotisation. Les enfants sont accueillis gratuitement dans leur famille sans condition, et c’est ainsi que Jésus entend l’appartenance au peuple de Dieu. Chacun est accueilli, ainsi que l’exprime le prophète Esaïe au chapitre 55 : « venez, sans argent, sans rien payer... » (Esaïe 55)

Ainsi Jésus dit-il qu’il tient à se considérer bien comme faisant partie du peuple d’Israël, du peuple de Dieu, et ses disciples aussi, mais sans payer de lui-même, c’est Dieu qui pourvoit à tout et qui en assume la responsabilité.

Le livre de l’Exode précise encore cela en affirmant que chaque israélite doit payer cette didrachme pour « racheter son âme », ou pour l’ « expiation de sa vie » selon les traductions. (Ex 30:15). Chacun est donc invité à payer cette somme pour justifier de sa vie. Or voici donc la question, comment peut-on justifier de sa vie, acquérir le droit d’exister même et de vivre, dans le monde, dans la société, ou devant Dieu ? La logique pharisienne, c’est que cela se fait par ses œuvres méritoires, par ses bonnes actions, par son obéissance à la Loi, par le respect des pratiques religieuses et des pratiques, et en payant. Pour le Christ il en est tout différemment. Et on peut interpréter de diverses manières le fait qu’il nous est dit que la pièce rachetant notre vie se trouve dans le poisson pêché par Pierre.

La première idée peut être que c’est la nature elle-même par le poisson, le monde du vivant, qui paye pour nous. Notre vie est justifiée par sa nature même. Personne n’a demandé à vivre, et donc chacun a le droit de vivre sur terre et dans la société sans avoir à le justifier. Nous sommes rachetés par notre nature même et par le simple fait d’exister, il n’y a pas à se faire de souci.
La seconde idée peut être trouvée à partir du fait que là précisément le Christ fait trouver la pièce à Pierre dans la bouche d’un poisson qu’il pêche. Or la pêche était le métier de Pierre, Jésus lui demande de faire son activité normale pour trouver la pièce pouvant le racheter. La pièce aurait pu être trouvée en tombant du bec d’un oiseau, mais non, Pierre doit faire là simplement son métier et cela suffira. Le message est alors que nous sommes justifiés par notre travail, par la part que nous prenons dans la société. Notre vie est justifiée par le simple fait de faire ce qui nous est donné de faire dans la société et dans notre vie, il n’est pas demandé des choses extraordinaires, ou d’ajouter des actes religieux ou des observances spectaculaires, juste faire ce que nous avons à faire dans notre quotidien. Faire son métier, son travail, son activité de tout cœur et avec conscience justifie en soi notre existence. Le pêcheur est invité à pêcher, et le chômeur à faire ce qu’il doit, c’est-à-dire à chercher un emploi, c’est une activité en soi ; l’enfant est invité à aller à l’école, l’étudiant à étudier ; celui qui est malade, son activité, c’est de se soigner avec constance et patience, le retraité est justifié par son engagement dans une association, ou par ce qu’il fait pour ses petits enfants, ou neveux, ou ses voisins ou collègues de maison de retraite ; et celui qui ne peut vraiment rien faire parce qu’il serait trop faible ou malade, le simple fait de supporter son état avec patience et bienveillance, ou de persévérer dans son être est déjà son activité, et ce qui sauve toute sa vie. Pas besoin d’en faire plus.

Mais cela doit aussi être fait en synergie avec Dieu. Jésus ne demande pas à Pierre de pêcher des poissons pour aller les vendre afin de payer ce qui justifiera sa vie, mais de trouver dans son activité le don de Dieu. C’est quand on trouve Dieu dans son activité que notre vie est sauvée, quand on comprend que chaque chose que l’on fait on le fait au mieux parce que comme pour Dieu que chaque acte devient une prière et un lien vital au créateur qui nous sauve. C’est ce que dit Paul : « quoi que vous fassiez, en parole ou en actes, faites tout pour la gloire du Seigneur » (1 Cor. 10:31) ou encore Jean-Sébastien Bach qui ne cherchant pas le succès mondain signait toutes ses œuvres par ces trois lettres « S.D.G » : soli Deo gloria : pour la seule gloire de Dieu. Ou encore saint Benoît, fondateur de l’ordre des moines bénédictins, ora et labora : prie et travaille !

Et surtout donc c’est finalement Dieu qui fournit la pièce. C’est Dieu qui paye pour nous, notre vie est justifiée par Dieu. Pour le Christ, certes, nous n’avons pas à justifier de notre vie en payant l’impôt parce que Dieu la justifie, mais il est important que le texte nous présente l’invention de cette pièce comme étant un miracle et non un hasard. C’est Dieu qui nous justifie et qui rend acceptable une vie inacceptable par nature. Refuser de payer, ça aurait pu être interprété comme de la radinerie, ou comme une sorte d’indifférence, ou encore comme de l’orgueil, comme si nos vies pouvaient se justifier par elles-mêmes. Cela c’est le péché originel, et envoyer un tel message aurait induit ses interlocuteurs vers la chute, le « scandalon ». Mais pour Jésus notre vie a bien besoin d’être justifiée, elle ne l’est pas par elle-même, mais c’est Dieu qui la justifie.

On peut poursuivre dans l’image du salut trouvé dans la bouche du poisson péché, parce que certes Pierre était pêcheur, mais on peut se souvenir qu’au début de son ministère, Jésus appelle Pierre qu’il trouvait en train de ranger ses filets en lui disant : « désormais je te ferai pêcheur d’hommes » (Matt. 4:19). L’idée était que dans la symbolique biblique, la mer représente la mort, l’épreuve, le mal, l’obscurité, l’effroi. Etre pêcheur d’hommes, c’est être en mesure d’aller vers les autres et de les tirer des ténèbres pour les ramener à la vie, les amener au Christ qui les sauve, donner la vie à ceux qui chancellent, la foi à ceux qui perdent courage et l’espérance aux désespérés. Aussi, quand Jésus dit à Pierre : « va et prend le premier poisson que tu trouvera », ce qu’il lui dit, c’est que pour racheter sa vie, plutôt que de faire des rites ou pratiques religieuses, il lui demande d’aller et de ramener au Christ et à la vie le premier qu’il rencontrera. Et celui à qui tu auras ainsi redonné confiance, ce qui sort de sa bouche te justifiera. Le témoignage de ceux que nous avons aidés à remonter vers la lumière et la foi, de ceux à qui on aura appris à se savoir aimés et accompagnés et avoir retrouvé foi et espérance, suffit à donner sens à toute notre vie. Et il n’est pas question de réserver son action à ceux qui en vaudraient la peine. Jésus ne dit pas à Pierre d’aller choisir un bon et beau poisson, mais « le premier qui se présente ». Les spécialistes disent que le premier poisson que l’on peut pêcher à Tibériade avec un hameçon est un poisson chat tout à fait inmangeable. Ce n’est pas la question. Nous n’avons pas plus à justifier de notre vie que de demander à ceux que nous pourrions aider de justifier de la leur.

Ou peut-être encore que cette pêche doit être interprétée comme on peut le faire de la pêche miraculeuse de l’évangile : comme un exercice d’introspection : quand on se sent pris dans le noir, le deuil, le découragement, quand on a l’impression qu’autour de soi tout est sombre et mortifère, nous devons aller chercher néanmoins quelque parcelle de vie. Et aussi sombre que soit notre existence il existe toujours quelque part tout de même une source de joie, de lumière et de vie quelque part, aussi petite soit-elle. Jésus nous invite à nous saisir de la première chose positive que l’on pourrait trouver dans notre vie sombre, et lui donner la parole. Un éclat de lumière peut ainsi illuminer toute notre vie.

Ou encore, enfin, on peut se souvenir que le Christ lui-même a été considéré comme le poisson par excellence. Il est l’IChThUS (ἰχθύs) ce qui signifie le « poisson » en grec et qui est l’anagramme de « Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur ». Le poisson était un symbole essentiel des premiers chrétiens. Qui est donc ce poisson qui sort de la mer ? C’est Jésus lui-même, qui sort de la mort par sa résurrection. Il faut donc chercher dans la bouche du Christ ressuscité les premières paroles qu’il nous donne. Ces paroles suffisent à donner sens à toute notre vie. Il faudrait pour cela toute une nouvelle prédication pour écouter en détail toutes ces paroles de grâce, de vie, de paix et d’amour, mais on peut garder avant tout celles qu’il donne aux disciples enfermés dans leur peur dans la chambre haute : « la paix est avec vous ». Nous n’avons pas à acheter la paix de Dieu. Dieu lui-même nous donne la paix et nous n’avons rien à craindre.

Ainsi, il n’est pas question que Dieu paye nos impôts à notre place, mais Dieu nous offre lui-même le droit de faire partie de ses enfants, de son peuple, de son église, et c’est Dieu qui justifie lui-même notre vie. Pas à prouver quoi que ce soit. Nous n’avons qu’à faire notre petit travail et pour le reste faire confiance à Dieu, Dieu pourvoit à ce que notre vie soit acceptée, validée, et justifiée, par grâce.

 

 Retour à la liste des prédications

 

Matthieu 17:24-27

24Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre et lui dirent : Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes ? 25Si, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus prit le premier la parole et dit : Simon, qu’en penses-tu ? Les rois de la terre, de qui prennent-ils des taxes ou un tribut ? De leurs fils, ou des étrangers ? 26Il lui répondit : Des étrangers. Et Jésus lui répondit : Les fils en sont donc exempts. 27Mais pour que nous ne les scandalisions pas, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra, ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.

 

Exode 30:11-16

11L’Éternel parla à Moïse et dit : 12Lorsque tu feras le relevé des Israélites pour les dénombrer, chacun d’eux donnera à l’Éternel une rançon pour sa personne lors du dénombrement ; de la sorte, lors de ce dénombrement, il n’y aura pas de plaie parmi eux. 13Voici ce que donneront tous ceux qui seront compris dans le dénombrement : un demi-sicle, selon le sicle du sanctuaire, qui est de vingt guéras ; un demi-sicle sera prélevé pour l’Éternel. 14Quiconque sera compris dans le dénombrement, depuis l’âge de vingt ans et au-dessus, donnera (l’offrande) prélevée pour l’Éternel. 15Le riche ne paiera pas plus, et le pauvre ne paiera pas moins d’un demi-sicle, pour l’offrande prélevée pour l’Éternel, afin de racheter leurs personnes. 16Tu recevras des Israélites l’argent de la rançon, et tu l’emploieras au travail de la tente de la Rencontre ; ce sera pour les fils d’Israël un souvenir devant l’Éternel pour la rançon de leurs personnes.