La guérison de la fièvre de la belle mère de Pierre

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Prédication prononcée le 6 novembre 2016, au Temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

 

Il y a, au tout début de l’Evangile de Marc, une série de petites guérisons que nos éditeurs rangent globalement sous le titre de « guérisons diverses ». Et parmi celles-ci, une, fort curieuse, où Jésus guérit la fière de la belle-mère de son ami Simon-Pierre. Ces textes sont difficiles à interpréter. On leur attache ordinairement peu d’importance. Certes ils sont sympathiques, en ce sens que, dès le début de son ministère, Jésus est présenté comme guérissant ; il est donc celui qui nous sauve, nous libère et nous soulage. Cela est bien. Mais pourquoi alors de si petites guérisons ? On aime le sauveur quand il fait des guérisons spectaculaires : quand il guérit un aveugle né, c’est formidable, quand il ressuscite la fille de Jaïrus ou fait sortir Lazare du tombeau, voilà des guérisons qui touchent les esprits. Mais là, guérir une grippe, c’est s’attacher à un mal bien ordinaire. On peut dire alors que, précisément, il y a un beau message dans ces petites guérisons, c’est que le Christ n’est pas là que pour faire de grandes œuvres spectaculaires, mais il est aussi pour apporter paix et bonheur dans tous les aspects les plus modestes et quotidiens de notre vie. Certes, il y a des existences transformées par le Christ, on a tous entendu des témoignages extraordinaires de personnes perdues dans la délinquance, la drogue et la violence qui découvrent le Christ et qui naissent à une vie nouvelle pour devenir apôtres de l’Evangile. Mais le Christ, c’est aussi une présence au quotidien qui n’opère pas forcément de grandes choses dans une vie, mais qui renouvelle et transcende chacun des plus petits moment de notre existence. Et nous savons ainsi que rien dans notre vie n’est trop petit pour que le Christ ou Dieu ne puisse s’y intéresser et ne puisse y apporter quelque chose.

Mais cela est le sens de l’ensemble de ces petites guérisons, si on veut entrer dans le détail, la chose est plus compliquée. La plupart des commentateurs ne s’intéressent pas à la question et se contentent de dire que l’épisode de la guérison de la belle mère de Pierre doit être simplement un souvenir autobiographique de Pierre qui se serait trouvé là. Mais on peut à l’opposé répugner à croire qu’il y aurait de la place dans un évangile aussi concis et dense que l’Evangile de Marc de la place pour de simples « souvenirs autobiographiques » sans réelle valeur. Si cette histoire est racontée là, c’est qu’elle a une importance essentielle. Et d’ailleurs le texte le lit lui-même : après ces guérisons diverses, il est dit que Jésus va prier à l’écart et quand les disciples le retrouvent, il dit, « allons dans d’autres lieux pour que j’y prêche aussi ». Or il n’a pas explicitement prêché avant, il faut donc penser que ses guérisons étaient déjà sans qu’on s’en rende compte, chacune, une prédication. Cela n’est pas surprenant, saint Augustin disait très justement : « Jésus lui-même est parole non seulement dans ce qu’il dit, mais aussi dans ce qu’il fait ». Ses actes sont donc à interpréter, à comprendre, et tout ce qu’il fait du sens. Ainsi d’ailleurs dit-il après l’épisode du lavement des pieds : « comprenez vous ce que j’ai fait ? » (Jean 13:12). Il n’a donc pas juste lavé les pieds de ses disciples, par son geste, il leur a signifié quelque chose à comprendre. Et après la multiplication des pains, l’évangile de Marc dit que les disciples « n’avaient pas compris à propos des pains » (Marc 6:52). Là encore, le miracle en lui-même a donc un sens, il est à décrypter comme un message particulier.

Il faut donc croire que la guérison de la belle mère de Pierre n’est pas non plus un geste banal, mais une prédication en elle-même.

Pour en trouver le sens, le mieux est sans doute d’appliquer le principe explicité par Louis Segond, grand traducteur de la Bible qui avait publié sa traduction sans notes de bas de page, mais uniquement avec, pour chaque verset, des parallèles c’est-à-dire tous les passages ailleurs dans l’Ecriture pouvant avoir un rapport avec celui en question, selon le principe que « seule la Bible explique la Bible ». Or là, ce dont il est question, c’est d’une fièvre, et la fièvre est mentionnée dans l’Ancien Testament très rarement, et toujours comme un signe d’une malédiction due à un éloignement de Dieu. Ainsi en Deutéronome 25 a-t-on une série de bénédictions présentées pour celui qui écoute la parole de Dieu et celui qui s’en écarte est condamné à des malédictions diverses dont la fièvre.

Ce chapitre est saisissant. Mais si la partie concernant les bénédictions nous plait bien, celle des malédictions comme punition de Dieu choque l’image du Dieu tendre et pardonnant auquel nous aimons croire à partir de la prédication du Christ. Cet aspect de jugement sévère et de punition de la part de Dieu contrarie l’image que nous avons du Dieu de l’Evangile, nous n’avons pas l’idée d’un Dieu qui distribuerait des récompenses et des punitions, mais d’un Dieu qui aime et pardonne. Alors la façon de lire ce passage, c’est de comprendre que l’Ancien Testament avait la tendance à tout attribuer à Dieu, mais qu’en fait il s’agit là plutôt d’expliciter les conséquences inévitables de certaines façons de vivre. La bénédiction, on peut la comprendre : celui qui croit dans la parole de Dieu, ou dirions nous qui s’attache à l’Evangile, celui qui croit que l’essentiel est l’amour, le pardon, le service, le don et la grâce, celui là, il se fait pour lui une vie pleine de bénédictions, tout devient bonheur dans sa vie personnelle, dans ses relations avec les autres, avec ses proches, ses amis, son travail devient une grâce et tout ce qu’il fait devient bénédiction pour lui et pour les autres. Mais il est vrai aussi que celui qui s’éloigne de ce message de paix, celui qui croirait plutôt à la loi du plus fort, au profit, pensant que l’essentiel est d’écraser les autres pour s’élever, celui qui croit dans la haine, la vengeance, dans le fait que tout doive se payer, il se prépare pour lui une vie de malédiction, de conflits, de malheur, se solitude et de mort. Et pour les autres aussi : tout devient autour de lui dureté, exigence, jugement et malheur. Ce n’est donc pas Dieu qui envoie le mal, mais dans certains cas nous qui sommes à l’origine du mal que nous subissons, et le texte du Deutéronome ne fait que nous mettre en garde contre les conséquences de la manière avec laquelle nous orientons notre vie.

Mais il y a un changement explicite de théologie là entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans l’Evangile de Marc, Jésus n’est pas montré comme celui qui enverrait la fièvre à un infidèle, mais directement et avant tout discours comme celui qui libère de la fièvre. On n’est plus face à un Dieu qui juge et qui pourrait punir, mais face à un Dieu qui ne fait que bénir et qui libère de la malédiction. Ainsi dans Jean Jésus dira : « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui, et celui qui croit en lui n’est pas jugé » (Jean 3 :17-18). . Et en plus, dans notre récit, Jésus guérit sans condition. Rien n’est dit sur la foi ou l’engagement de la belle mère de Pierre. Elle est mal, Jésus lui offre son secours sans poser aucune question. La seule chose, c’est qu’il lui tend la main, et qu’il fallait qu’il la saisisse pour se relever. Ce peut-être une image du salut par la grâce explicitée par Paul en Ephésiens 2 : « nous somme sauvés par grâce au moyen de la foi » : Dieu nous sauve par sa grâce et la foi, c’est le « oui » à la grâce, c’est accepter ce salut qui est offert, cette main tendue par amour qui peut nous relever.

Et non seulement Jésus est source de bénédiction, mais en plus il annule la malédiction imagée par la fièvre dans l’Ancien Testament où elle était montrée comme une conséquence du péché, de l’éloignement de Dieu. Jésus guérit, il enlève ce mal mérité d’une certaine sorte. Et en effet, nous tous sommes pécheurs, sans cesse nous oublions Dieu ou ne vivons pas selon l’idéal évangélique. Bien sûr, nous savons qu’il faudrait aimer, pardonner servir donner toujours, mais l’égoïsme reste présent en nous et nous continuons à rester attachés aux choses matérielles et aux apparences mortifères de ce monde. Oui, bien sûr nous nous faisons esclaves de désirs insensés, et de ce côté là nous mériterions tous, si nous étions jugés sur ce que nous sommes, les pires peines. Mais donc Jésus est montré comme celui qui guérit, qui libère et nous fait échapper même à ce que nous mériterions. Certainement que notre façon d’être dans le monde a des conséquences sur notre bien être. Et le mal que nous faisons peut avoir des conséquences néfastes pour nous et nos proches, mais Jésus en tout cas nous dit que Dieu n’en rajoute pas. Lui, il nous pardonne, ne nous condamne pas, il compatit, il nous comprend et nous donne toute sa grâce et sa bénédiction. En Dieu nous sommes pardonnés sauvés, il nous fait passer de la mort à la vie. On trouve d’ailleurs dans notre texte le mot « relever » qui est le verbe utilisé dans le nouveau Testament pour parler de la résurrection. Ainsi ce texte est-il une merveilleuse illustration de la prédication de Paul en Ephésiens 2:1-10 : « Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, ... Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés ... C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. 9Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie ».

Reste à savoir ce que signifie plus particulièrement cette menace de fièvre. Evidemment, il y a un sens au delà de la maladie physique. Les hébreux n’étaient pas idiots et savaient très bien que les païens n’attrapaient pas plus la grippe que les bons juifs. Et aujourd’hui aussi nous savons qu’être bon et généreux ne dispense pas d’attraper la fièvre. Une explication peut se trouver dans le commentaire de Rachi (commentateur juif de la Bible, né à Troyes en 1040). Dans son commentaire de ce passage du Deutéronome, il dit à propos de la fièvre qu’elle est un feu intérieur qui donne une soif perpétuelle et inextinguible. Et cela est vrai, celui qui est loin de Dieu, qui s’attache seulement aux choses matérielles, celui qui ne veut que posséder veut toujours avoir plus. Plus de richesse, plus de pouvoir, plus de puissance, plus d’argent, une plus belle voiture, une plus grande maison. Les désirs matériels sont sans fin et ne laissent jamais en repos ou en paix. C’est peut-être en ce sens aussi qu’on peut parler de « fièvre de l’or », un désir brûlant laissant toujours insatisfait. Mais au contraire, la quête spirituelle donne à celui qui met sa foi dans l’Evangile un bonheur durable mettant de la paix dans son cœur. Ainsi Jésus dit-il à la Samaritaine (Jean 4:14) : « Celui qui boit de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ». Mais ce mal n’est pas nécessairement seulement la conséquence de notre égarement, il est sans doute plus profond que cela : en effet, le mot « belle mère » en hébreu se dit « HaMOT » ce qui vient du mot « HaM » qui veut dire « chaud », « bouillant ». Ainsi peut-on penser que ce mal dont elle souffre n’est pas que de sa faute, il est dans sa nature. Elle est par nature brûlante et elle souffre de cette brûlure. Cela peut nous faire penser à ce que les théologiens appellent le « péché originel » : nous sommes pécheurs par nature, par notre naissance nous sommes imparfaits, et incapables de faire totalement le bien. Donc oui, par notre nature, nous faisons sans cesse le mal qui nous éloigne de Dieu, notre bonne volonté ne suffit pas. Nous mériterions tous d’être condamnés par Dieu. Mais justement, Dieu, lui, ne nous condamne pas. Il ne nous traite pas comme nous le mériterions, il nous libère, il nous pardonne et nous donne le droit de vivre libres et heureux quand bien même nous sommes pécheurs et oublieux de sa parole.

Et c’est ainsi donc que commence l’Evangile de Marc, ce geste est l’un des tout premier de Jésus dans son ministère, et on voit bien qu’il s’agit plus que d’un petit miracle d’échauffement sans importance, c’est tout le fond de l’Evangile qui s’y trouve.
Et le texte nous en dit plus encore, en effet, si l’on ne sait rien de ce que faisait la belle mère de Pierre avant, il nous est dit qu’étant guérie, elle se met à suivre Jésus et à le servir. Autrement dit, les bonnes œuvres viennent après la bénédiction comme une conséquence, et pas avant comme condition. C’est là ce qu’ont redécouvert les Réformateurs au XVIe siècle. Alors que la prédication populaire médiévale disait : « faites des bonnes œuvres pour être sauvés », les Réformateurs affirment : « vous êtes sauvés par grâce, sans mérite de votre part, juste par la volonté de Dieu, étant sauvés, faites des bonnes œuvres en reconnaissance pour ce salut qui vous est offert ». C’est là en effet quelque chose d’essentiel : on ne peut pas vraiment faire le bien sous le coup d’une menace, ou de la crainte. Mais on ne peut faire le bien, être source de bénédiction pour soi même et les autres que si on a un cœur libéré, joyeux et reconnaissant. Faire le bien, donner, pardonner, servir, aimer, ce sont des mouvements qui peuvent venir d’un cœur lui-même plein d’amour, de pardon et de grâce. Ainsi cette libération que Jésus offre à la belle mère de son ami est l’illustration de la grâce qui nous est offerte d’un Dieu qui nous offre tout gratuitement malgré notre imperfection et notre péché. Il n’y a pas de crainte à avoir, pas d’angoisse de jugement, pas de punition. Mais chacun est accepté, aimé, libéré, et c’est ainsi que plein de bénédiction chacun peut devenir une fontaine de bénédiction pour rejaillir sur les autres.

C’est pourquoi nous pouvons louer le Seigneur par son fils Jésus Christ pour cette relevée gratuite qu’il nous offre,, et nous voulons chacun le suivre et le servir de tout notre cœur en reconnaissance pour cet amour inconditionnel qui est comme une main perpétuellement tendue pour nous relever et nous donner la vie.

 

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Marc 1:29-39
29En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et André. 30La belle-mère de Simon était couchée, elle avait de la fièvre ; aussitôt on parla d’elle à Jésus. 31Il s’approcha, la fit lever en lui saisissant la main ; la fièvre la quitta, et elle se mit à les servir. 32Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques. 33Et toute la ville était rassemblée devant la porte. 34Il guérit beaucoup de malades qui souffraient de divers maux. Il chassa aussi beaucoup de démons, mais il ne laissait pas les démons parler, parce qu’ils le connaissaient.
35Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert où il se mit à prier. 36Simon et ceux qui étaient avec lui s’empressèrent de le rechercher, 37et quand ils l’eurent trouvé, ils lui dirent : Tous te cherchent. 38Il leur répondit : Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi ; car c’est pour cela que je suis sorti. 39Et il s’en alla par toute la Galilée, prêchant dans les synagogues et chassant les démons.

 

Deut. 28

1Si tu obéis bien à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Éternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre. 2Voici toutes les bénédictions qui viendront sur toi et qui t’atteindront, lorsque tu obéiras à la voix de l’Éternel, ton Dieu :
3Tu seras béni dans la ville, et tu seras béni dans la campagne. 4Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, le fruit de tes troupeaux, la reproduction de tes bovins et les portées de tes brebis seront bénis. 5Ta corbeille et ta huche seront bénies.
6Tu seras béni à ton arrivée, et tu seras béni à ton départ. 7L’Éternel mettra en déroute devant toi tes ennemis qui se dresseront contre toi ; ils sortiront contre toi par un seul chemin et ils s’enfuiront devant toi par sept chemins.
8L’Éternel ordonnera à la bénédiction d’être avec toi dans tes greniers et dans toutes tes entreprises. Il te bénira dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne. 9L’Éternel t’établira pour être son peuple saint, comme il te l’a juré, lorsque tu observeras les commandements de l’Éternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies. 10Tous les peuples de la terre verront que le nom de l’Éternel est invoqué sur toi, et ils te craindront.
11L’Éternel te comblera de biens, en multipliant le fruit de tes entrailles, le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol, dans le territoire que l’Éternel a juré à tes pères de te donner. 12L’Éternel t’ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer à ton pays la pluie en son temps et pour bénir tout le travail de tes mains ; tu prêteras à beaucoup de nations et tu n’emprunteras pas. 13L’Éternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l’Éternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd’hui, lorsque tu les observeras et les mettras en pratique, 14et que tu ne t’écarteras ni à droite ni à gauche de tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, pour te rallier à d’autres dieux et pour leur rendre un culte.

15Mais si tu n’obéis pas à la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses prescriptions que je te donne aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui t’atteindront :
16Tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans la campagne. 17Ta corbeille et ta huche seront maudites. 18Le fruit de tes entrailles, le fruit de ton sol, la reproduction de tes bovins et les portées de ton petit bétail seront maudits. 19Tu seras maudit à ton arrivée, et tu seras maudit à ton départ.
20L’Éternel enverra contre toi la malédiction, le trouble et la menace, dans toutes tes entreprises, jusqu’à ce que tu sois détruit, jusqu’à ce que tu périsses promptement, à cause de la méchanceté de tes agissements et parce que tu m’auras abandonné.
21L’Éternel attachera à toi la peste, jusqu’à ce qu’elle t’extermine du pays dans lequel tu vas entrer pour en prendre possession. 22L’Éternel te frappera de dépérissement, de fièvre, d’inflammation, de brûlure, de sécheresse, de rouille et de nielle, qui te poursuivront jusqu’à ce que tu périsses. 23Le ciel sur ta tête sera de bronze, et la terre sous toi sera de fer.

 

Ephésiens 2

1Pour vous, vous étiez morts par vos fautes et par vos péchés 2dans lesquels vous marchiez autrefois selon le cours de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. 3Nous tous aussi, nous étions de leur nombre et nous nous conduisions autrefois selon nos convoitises charnelles, nous exécutions les volontés de notre chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère comme les autres. 4Mais Dieu est riche en miséricorde et, à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5nous qui étions morts par nos fautes, il nous a rendus à la vie avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés – 6il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus, 7afin de montrer dans les siècles à venir la richesse surabondante de sa grâce par sa bonté envers nous en Christ-Jésus.
8C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. 9Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. 10Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.