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Léa et Rachel, qui est la plus belle? (Gen. 29 et 30)

Prédication prononcée le 25 mars 2018, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

 

L’histoire de Jacob est pleine de rebondissements : il fuit la colère de son frère Esaü pour se réfugier chez son oncle Laban qui a deux filles, Léa et Rachel. Là il tombe amoureux de Rachel qui est très jolie. Mais pour avoir le droit d’avoir Rachel, il devra d’abord prendre pour femme (puisqu’à cette époque on était polygame) son aînée Léa qui n’était pas jolie et qu’il n’aimait pas.

Rachel a tout pour elle, elle est jeune, elle est belle, elle est aimée, et Léa a un rôle peu enviable dans cette histoire, elle n’est pas jolie, elle est méprisée. Que penser de ce personnage, est-elle condamnée en effet à avoir un mauvais rôle ? Les choses semblent trop claires et à charge contre elle pour être admises sans étude, l’Evangile nous apprend en effet à nous méfier de ce qui est méprisé et rejeté dans ce monde. Jésus a dit à plusieurs reprises : « beaucoup des premiers seront les derniers... »  et encore : « la pierre qu'ont rejeté le bâtisseurs est devenue la pierre d'angle. » (Ps. 118:22, Matt. 21:42). Et l’apôtre Paul a continué dans ce sens en disant :. « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire au néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu. » (1 Corinthiens 1:27-29).

On peut donc légitimement se demander si il n’y aurait pas quelque qualité cachée en Léa qu’il faudrait chercher à trouver.

Pour mener notre enquête, il faut, bien-sûr, reprendre le texte lui-même. Que dit la Genèse ? (Genèse 29:16-17) : « Laban avait deux filles : la grande s'appelait Léa, et la petite Rachel. Léa avait les yeux tendres; et Rachel était belle de taille et belle de figure ». Rachel était belle donc, certes ! Et de Léa, il est dit qu’elle avait des yeux délicats, ou des yeux tendres, bref, elle avait de beaux yeux.

Voilà déjà quelque chose d’intéressant : Rachel était belle à voir, et Léa avait de beaux yeux, donc elle était belle pour voir. Dans les deux cas il est question de vision, mais dans des sens opposés, l’une est belle pour être vue et l’autre belle pour voir. Rachel est belle comme un objet, Léa belle en tant que sujet, l’une a une beauté passive, l’autre active.

Ce qui est beau chez Léa donc, c’est son regard, et sans doute que c’est là le plus essentiel. La plus belle des qualités, celle qui a le plus de valeur, ce n’est pas notre plastique, mais le regard que nous savons porter sur le monde et sur les autres. Notre propre beauté ne nous illumine pas, mais si nous savons avoir un regard lumineux sur ce qui nous entoure alors nous pouvons être pleins de lumière. C’est ce qu’enseigne Jésus quand il dit : « l'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres ». (Matthieu 6:22-23). Ce qui nous illumine en effet, ce n’est pas la beauté de ce qui est objectivement autour de nous, mais la manière avec laquelle nous regardons ce qui nous entoure. De même dans le Cantique des Cantiques, ce magnifique chant d’amour de l’Ancien Testament, le bien aimé dit à sa fiancée : « tes yeux sont comme des colombes... » (Cant. 1:15, 4:1, 5:12). Littéralement, il n’est pas évident que cette déclaration d’amour soit très convaincante, mais symboliquement elle dit l’essentiel. La colombe en effet est le signe du saint Esprit, de cette présence de Dieu qui descend en planant du ciel qui est Dieu vers nous qui sommes sur la Terre. Avoir des yeux comme des colombes, c’est donc savoir regarder le monde comme Dieu le fait, avec le regard du saint Esprit, et avec amour, miséricorde, pardon et tendresse, de garder le bien et de laisser de côté le mal qui ne vaut rien.

C’est sans doute en cela que Léa déjà vaut mieux que Rachel, parce que le regard que nous portons sur le monde est infiniment plus important que la manière avec laquelle le monde nous regarde.

Calvin avait donc raison quand, dans son commentaire de ce texte, il disait que sans doute Léa avait une beauté intérieure, spirituelle, valant mieux que la beauté physique de Rachel. Or « L’homme regarde à (ce qui frappe) les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Sam. 16 :7). Jacob a eu tort de préférer Rachel à Léa.

D’ailleurs ce qualificatif de « tendre » appliqué aux yeux de Léa a posé bien des difficultés aux traducteurx. Le mot hébreu sous jacent a été traduit très diversement. Certains traducteurs, restant figés dans l’idée préconçue que Léa était moche ont cherché à continuer dans ce sens pour la rabaisser, certains mettent ainsi « des yeux sans expression » (Parole de Vie), ou « un regard terne » (Français Courant), ou « des yeux mous » (Chouraqui). Heureusement, les traductions scientifiques ont été plus sérieuses et nous mettent « des yeux délicats » (Segond) « des yeux doux » (Nouvelle Bible Segond), ou « un regard tendre » (Traduction Œcuménique). Or le mot « RaCCoT » (רַכֹּ֑ות) n’est vraiment pas compliqué, il signifie sans ambiguïté : « tendre », « souple », « doux », et est en général utilisé pour parler d’un bébé, d’un enfant, ou du petit d’un animal ; c’est donc un adjectif tout-à-fait positif qui renvoie à la tendresse, à la douceur, comme celle de la joue d’un bébé, ou la faiblesse de l’enfant qui n’est pas encore un guerrier puissant. Que le regard de Léa fasse penser à la tendresse d’un enfant est particulièrement remarquable dans le contexte de notre histoire, puisque justement, Léa aura de nombreux enfants, et que le drame de Rachel sera de ne pas en avoir. On pourrait dire ainsi que Léa avait un regard sur le monde et sur les autres qui transpirait l’enfant et la fécondité alors que l’absence de regard de sa sœur entraînait sa stérilité.

C’est là un des enjeux du texte : la fécondité ou la stérilité. Pour nous, ce qui est en question, ce n’est pas d’avoir ou non des enfants dans la chair, mais de savoir si notre vie est féconde, ou si elle est stérile. Une vie féconde, c’est une existence qui donne, qui transmet, qui s’oublie elle-même pour offrir de la vie à d’autres. Une vie stérile, c’est, au contraire, une vie refermée sur elle même, une vie dont rien ne sort, une vie autocentrée qui ne porte aucun fruit. Le problème de la stérilité, Rachel l’a bien compris quand elle dit qu’elle voudrait un enfant sinon dit-elle « je mourrai », sans fécondité, une vie qui ne serait que centrée sur elle même n’est que vouée à la mort sans rien laisser derrière elle. Au contraire, la fécondité fait sortir de soi et donne une éternité par tout ce qui est donné et transmis, celui qui meurt continuant de vivre par ceux qui ont reçu et qui suivent.

Or nous voyons là que ce qui donne la fécondité à notre vie, ce ne sont pas nos qualités propres, ce n’est pas ce que les autres peuvent admirer ou voir, mais c’est le fait de savoir regarder les autres, de s’ouvrir aux autres de s’intéresser à eux, de se mettre à leur niveau, et de compatir par la douceur et la tendresse, c’est l’amour en fait. Nous ne pouvons trouver la profondeur de la fécondité de notre vie en essayant de devenir nous-mêmes un chef d’œuvre admirable de qualités que les autres pourraient regarder, mais de notre rapport aux autres et de ce que nous donnons.

Et si le regard de Léa était tendre, c’est que plus précisément la tendresse, l’humilité sont ces qualités qui donnent la fécondité. C’est ce qu’enseigne Jésus quand il dira : « heureux les doux, (ou les humbles), car ils hériteront la terre » (Matt. 5:5).

Cela va donner à Léa d’être mère de nombreux enfants très importants dans l’histoire d’Israël quand Rachel ne parvenait pas à en avoir. Elle aura d’abord Ruben, premier né de Jacob, puis Siméon, Lévi, Juda, Issacar et Zabulon (Genèse 35:23). Rachel ne sera mère seulement que de Joseph et de Benjamin après une démarche importante que nous allons voir. Or le plus important de ces enfants, c’est Juda qui donnera son nom au royaume et même à tout le peuple. Juda sera l'ancêtre de David, et du Christ. Par là, Léa, la méprisée sera le mère du Christ, la mère du Salut de Dieu, ce n’est pas rien. Et puis elle enfantera aussi Lévi, père de toute la dynastie des prêtres. Elle est donc à l’origine de tout l’essentiel du peuple et du pouvoir temporel et spirituel. Et puis quand elle mourra, elle sera enterrée dans la grotte de Makpéla avec Abraham, Sara, Isaac et Rébecca (Gen. 49:31), c’est un honneur considérable, alors que quand Rachel mourra elle sera enterrée en route sur le bord du chemin qui mène à Ephrata (Gen. 35:19). Voilà ce qu’a donné celle qui était méprisée, nous montrant le chemin de la fécondité de notre propre vie à chacun.

Et Léa était tout à fait consciente de cela. Elle se savait pas suffisamment belle pour être attirante par elle-même, alors elle a enfanté, elle a cherché à sortir d’elle-même pour briller, non pas parce qu’elle est, mais parce qu’elle donne. C’est toute la démarche spirituelle du croyant qui se reconnaît imparfait et pécheur. Rachel, elle est belle, elle a confiance en elle, mais sa beauté est limitée et finalement elle ne mène à rien.

A un moment donné, Rachel se rend compte de son problème, elle comprend qu’il lui manque quelque chose qui est justement de l’ordre de la transmission et de la fécondité. Elle dit à Jacob : « donne moi des enfants, sinon je mourrai » (Gen. 30:1). On ne peut mieux exposer le problème : l’homme seul, s’il ne compte que sur ses qualités propres que sur sa vie terrestre égoïste et pour lui-même n’est qu’un condamné à mort, et tout ce qu’il croyait être sa richesse se perd et ne le sauvera pas.

Mais Rachel réagit mal : elle s’énerve, se met en colère ; elle est jalouse de sa sœur, ce qui n’est évidemment pas bien et ne risque pas de lui donner quelque fécondité que ce soit. Elle va même très loin, comme le présente la suite du texte d’une manière un peu mystérieuse, en allant voler « les mandragores de Ruben » (Gen. 30 :14). Cette histoire de mandragores est très obscure, sauf si l’on sait que le mot hébreu traduit par « mandragore » n’est autre que le mot « amour » à la forme duelle, il signifie donc littéralement : « l’amour à deux ». Voilà ce que l’ignoble Rachel veut voler : faire l’amour à deux avec le fils aîné de sa sœur qu’elle jalouse : Ruben. Mais être jalouse de sa sœur au point de vouloir « posséder » sa descendance ne peut en aucun cas lui donner une descendance à elle-même ni aucune forme de fécondité. Rachel, certes, va faire tout un cheminement intérieur qui lui permettra finalement d’enfanter, mais même alors elle restera problématique en continuant de voir les choses négativement. Son dernier fils, elle voudra l’appeler en effet « Ben-Oni » ce qui signifie « fils de la souffrance ». C’est une abomination. Heureusement Jacob rectifiera la situation en l’appelant « Ben-Iamin » ce qui signifie « file de la droite ».

Mais Rachel n’est pas que mauvaise, et ce qu’elle va faire de mieux et qui va arranger les choses, c’est qu’elle va parler à Jacob pour lui exprimer son sentiment. La parole est toujours une bonne issue. C’est ce qui a manqué à Caïn jaloux de son frère. Le texte de la Genèse dit qu’il s’apprête à lui parler... mais finalement ne dit rien (Gen. 4:8), et c’est le meurtre qui s’en suit. Tant qu’il y a parole, communication, il n’y a pas de violence, et il y a des relations qui peuvent se reconstruire. Rachel exprime bien sa colère, elle montre qu’elle a conscience de son manque, et qu’elle désire trouver un chemin de vie qui sorte d’elle-même pour se trouver dans la fécondité. Bref, elle comprend que pour avoir la vie, il faut donner la vie, on trouve ce que l’on désire en le donnant aux autres. C’est vrai pour la vie, pour l’amour, pour la paix, pour le bonheur et pour toute chose essentielle de l’existence.

Jacob refuse de l’aider et la renvoie un peu brutalement : « Suis-je à la place de Dieu qui t’empêche d’être féconde ? » (Gen. 30:2). Ce n’est pas un simple mouvement d’humeur, Jacob dit là quelque chose d’absolument essentiel : il refuse de servir d’excuse et il a raison. Il ne sert à rien de reporter sur les autres la responsabilité de ce qui ne va pas chez soi. Reconnaître son manque est déjà bien, mais aucune fécondité ne peut venir tant qu’on accuse les autres d’en être responsable, ou tant qu’on attend que ce soit les autres qui nous donnent la fécondité. Jacob dit bien, cela, appartient à Dieu seul, c’est dans sa relation à Dieu que se joue notre capacité à donner du fruit, et d’accéder à une vraie vie forte et durable. Il se peut que les autres aient des torts ou des responsabilités, mais Dieu seul est celui dont il faut attendre de l’aide.

Rachel finira ainsi par trouver une fécondité pour elle-même, et précisément quand elle cesse de penser que sa beauté est tout, quand elle comprend que l’important, c’est ce qu’elle peut donner et non elle-même comme personne, si remarquable soit-elle. Il faut sortir de soi pour aller vers les autres et vers l’universel qui est Dieu. la clé de la fécondité, en effet, c’est d’abord de reconnaître que l’on n’est pas auto-suffisant, c’est de pouvoir crier vers Dieu, se rendre disponible à lui pour que ce soit lui qui nous féconde, l’idée trouvant son comble dans la vierge Marie, fécondée par Dieu pour donner naissance au Christ, ce que nous sommes tous appelés à vivre spirituellement.

Mais dans tous les cas, Léa reste pour nous en tout point exemplaire, et les enfants quelle aura sont en eux-mêmes tout une leçon de vie et de théologie. Ce n’est en effet sans doute pas pour rien que le texte biblique prend le soin de nous expliquer le sens du nom de chacun de ses fils.

Les quatre premiers représentent tout un programme : le premier Ruben est « le fils du regard ». Nous avons vu l’importance de ce regard, de cette ouverture aux autres qui est la point de départ de toute fécondité. Siméon, le deuxième est « celui qui écoute ». C’est aller au delà du regard, c’est chercher à entendre et à comprendre. Cela est essentiel tant vis-à-vis de Dieu que des autres. Le troisième Lévi est « l’attachement ». On entre encore plus profondément dans la relation en se risquant soi-même dans cette relation. S’attacher à l’autre, c’est compatir, être prêt à partager ce que vit l’autre, de bon ou de mauvais, bref, c’est l’accomplissement de l’amour initié par ce que représentent les deux premiers fils. Et le quatrième fils, c’est Juda ce qui signifie « rendre grâces », « remercier ». C’est là la part fondamentale de notre manière de vivre dans ce monde et avec les autres, en regardant le positif pour s’en réjouir plutôt que de toujours récriminer, et c’est la dimension essentielle de notre vie spirituelle qui ne consiste pas tant à réclamer à Dieu que de savoir lui rendre grâces.

Ensuite Léa va cesser d’enfanter, mais il lui viendra plus tard encore deux autres fils que l’on peut voir comme la réponse de Dieu au programme des quatre premiers : Issacar signifie « il donne une récompense ». Certainement notre vie ne peut être dirigée par le fait de vouloir recevoir quoi que ce soit, nous l’avons montré, mais en même temps, nous savons que Dieu donne récompense, c’est-à-dire qu’une vie jutement tournée donne à celui qui la mène une joie extraordinaire et une fécondité qui est une merveille. Et le dernier fils : Zabulon est « celui qui habite ». C’est ce que Dieu donne finalement à celui qui trouve comme Léa une fécondité par son humilité et son ouverture aux autres : d’habiter, ou autrement dit de demeurer éternellement.

 

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Genèse 29:17-30:2

Laban avait deux filles : le nom de la grande était Léa, et le nom de la petite : Rachel. 17Léa avait des yeux tendres, et Rachel était belle de ligne et belle à voir. 18 Jacob aimait Rachel. Il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, la plus petite de tes deux filles. 19Laban dit : J'aime mieux te la donner à toi plutôt que de la donner à un autre homme. Reste chez moi ! 20 Jacob servit alors sept années pour Rachel. Ces années furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu'il l'aimait.
21 Ensuite Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme, car mon temps (de service) est accompli, et je veux aller vers elle. 22 Laban réunit tous les gens de l'endroit et fit un festin. 23Le soir, il prit sa fille Léa et l'amena vers Jacob, qui alla vers elle... 25 Le matin venu, (Jacob vit) que c'était Léa. Alors il dit à Laban : Qu'est-ce que tu m'as fait ? N'est-ce pas pour Rachel que j'ai servi chez toi ? Pourquoi m'as-tu trompé ? 26 Laban dit : Cela ne se fait pas chez nous de donner la cadette avant l'aînée. 27Achève la semaine avec celle-ci, et nous te donnerons aussi l'autre pour le service que tu feras encore chez moi pendant sept autres années.
... 30 Jacob aimait Rachel plus que Léa...  31 L'Éternel vit que Léa était même haïe, et il la rendit féconde, tandis que Rachel était stérile.
32 Léa devint enceinte. Elle accoucha d'un fils, à qui elle donna le nom de Ruben ; car, dit-elle, l'Éternel a vu mon humiliation, et maintenant mon mari m'aimera. 33 Elle devint encore enceinte et accoucha d'un fils. Elle dit : L'Éternel a entendu que j’étais haïe, et m'a aussi donné celui-ci. Elle lui donna le nom de Siméon. 34 Elle devint encore enceinte et accoucha d'un fils. Elle dit : Cette fois enfin, mon mari s'attachera à moi, car je lui ai enfanté trois fils. C'est pourquoi on lui donna le nom de Lévi. 35 Elle devint encore enceinte et accoucha d'un fils. Elle dit : Cette fois, je célébrerai l'Éternel. C'est pourquoi elle l'appela du nom de Juda. Elle cessa alors d'enfanter.
30:1 Voyant qu’elle ne donnait pas d’enfants à Jacob, Rachel devint jalouse de sa sœur. Elle dit à Jacob : « Donne-moi des fils, sinon je suis morte ! » 2Jacob se mit en colère contre Rachel et s’écria : « Suis-je, moi, à la place de Dieu, lui qui a empêché que ton ventre porte du fruit ? »

Matthieu 6:22-23

22L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera illuminé, 23mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres