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Les dix commandements

Prédication prononcée le 5 novembre 2017, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

 

Beaucoup de personnes ont l’idée que les dix commandements sont la base intangible de toute vie sociale, sorte de noyau sacré indiscutable. En particulier beaucoup d’incroyants ou de non pratiquants sont prêts à tout remettre en cause de ce qui est écrit dans la Bible et l’Evangile, mais pas les dix commandements. Pourtant, un vrai lecteur de l’Evangile ne pourrait aller dans ce sens. En effet, on y voit le Christ lui-même transgresser les dix commandements et enseigner à le faire : plus particulièrement celui du respect du jour du sabbat. En transgressant le repos du sabbat il transgresse le 4e des dix commandements, et cela suffit pour montrer que ces dix commandements ne sont pas des absolus. Cela dit, le Christ n’a pas dit qu’il ne fallait en tenir aucun compte, mais qu’il fallait les relativiser en essayant d’en trouver le sens. Ainsi, s’il ne faut pas prendre ces commandements à la lettre, ils disent néanmoins des choses essentielles. Concernant le sabbat en particulier, même si on ne le respecte pas scrupuleusement en prenant une journée par semaine pour ne rien faire d’autre que de louer Dieu, il est fondamental de trouver un temps pour ne rien faire, un temps pour honorer Dieu, et certainement, dans nos vies agitées essayer de prendre le temps de trouver du sens en en faisant moins parfois.

Les dix commandements n’en restent donc pas moins essentiels en tant qu’ils donnent une compréhension de ce que peut et doit être la vie de l’homme pour accomplir sa vocation d’humain.

La première question qui se pose est le découpage du texte. On sait qu’il faut trouver « dix paroles » (Exode 34:24, Deut 4:13), mais suivant les commentateurs, certains commandements sont regroupés ou séparés. Ainsi les juifs considèrent que la première des paroles est « je suis l’Eternel ton Dieu qui t’ai fait sortir d’Egypte, du pays de servitude », puis ils concatènent en un seul « tu n’auras pas d’autre Dieu »et « tu ne te feras pas d’image taillée ». Les chrétiens, eux ont l’habitude de considérer le « je suis l’Eternel ton Dieu... » comme un prologue, puis séparent la deuxième parole en deux commandements : « tu n’auras pas d’autre Dieu »et « tu ne te feras pas d’image taillée ».

La lecture juive pose une question intéressante : comment « je suis l’Eternel ton Dieu... » peut-il être un  commandement ? On ne peut pas commander de croire en Dieu ! Et ainsi cette première affirmation serait plutôt comme indiquant l’identité de Dieu, de celui qui donne les neuf commandements qui suivent, et c’est pourquoi aussi les juifs préfèrent parles des « dix paroles » plutôt que des « dix commandements ».

Mais Maïmonide (éminent commentateur rabbinique du XIIe siècle) a considéré que si, cette première parole était bien un commandement : il faut croire en Dieu, c’est très important. En effet, le fait de croire n’est pas forcément une question de sentiment mais de conviction. Et si on ne croit pas en Dieu, en quoi croit-on ? En soi ? Belle affaire !, En rien ? Comme les animaux ? Ou dans le hasard ? Mais où est le sens alors ! Ou dans la loi du plus fort et le profit personnel ? Voilà une beau programme ! Croire en Dieu, c’est croire que l’on n’est pas le centre du monde, qu’il y a quelque réalité qui nous surplombe, qu’il y a un absolu, une transcendance au delà du matérialisme du monde. Croire en Dieu, c’est croire dans des valeurs universelles qui dépassent son propre égoïsme, c’est croire que l’homme a une mission, une vocation et qu’il n’est pas là seulement comme par hasard pour sa propre satisfaction. En ce sens la foi est ce qui fait l’humain. Ne croire en rien, c’est être comme un animal qui n’a ni conviction, ni valeur, ni visée dans sa vie. Maïmonide a certainement raison, il faut croire en Dieu. (Même s’il faut bien comprendre que la frontière entre cette foi et la non foi n’est pas celle qui délimite nos Eglises, ni même la limite que l’on entend habituellement entre ceux qui disent croire et ceux qui se disent agnostiques.) Et le Christ lui-même est allé dans ce sens, quand quelqu’un lui demande : « quel est le premier de tous les commandements ? Jésus répondit : Voici le premier : Écoute Israël, le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un, et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force » (Marc 12:28-30). On pense habituellement au second commandement dont il dit qu’il est semblable : « tu aimera ton prochain comme toi-même », mais celui-là auquel on donne aujourd’hui souvent la première place n’est que le second, et le premier est bien de reconnaître Dieu et de l’aimer, c’est essentiel.

Quant aux dix commandements, les chrétiens ont pris l’habitude de considérer le « je suis l’Eternel ton Dieu qui t’ai fait sortir d’Egypte, du pays de servitude » non pas comme un commandement, ni même l’une des « dix paroles », mais comme le prologue introduisant les dix commandements qui suivent. Cela a un sens théologique très profond, cela indique que la grâce précède toute loi et possibilité d’obéissance humaine. Ce prologue en effet est l’expression d’une grâce absolue : Dieu a libéré, sans condition, par son propre choix. Quand il apparaît à Moïse sur l’Horeb, il ne dit pas qu’il libérera celui qui le méritera, ou celui qui serait fidèle, il dit simplement qu’il veut libérer le peuple parce qu’il compatit avec sa misère et sa souffrance. Ainsi la libération est le don de Dieu, sans condition, avant qu’il soit question de quelque loi que ce soit, elle a pour seule cause l’amour et la compassion de Dieu pour ses enfants. Ainsi les commandements ne sont qu’un chemin proposé à Dieu pour vivre cette libération. Et même on peut les lire comme une promesse, beaucoup de ces commandements étant en effet au futur et non à l’impératif : « Si tu crois en moi, si tu sais que je t’aime et t’ai libéré, alors je te le promets, tu n’auras n’aura à te mettre sous le d’aucune autre réalité, tu n’auras pas besoin de voler, ni de tuer, ni de tromper, et même tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain car ton cœur sera comblé ».

Ainsi voit-on sur le décor de la plus ancienne chapelle protestante connue en France (au château de Chamerolles dans le Loiret) les tables de la loi représentées, et au dessuChamerollesTabulaeLegi SolaTs le prologue : « Je suis l’Eternel... qui t’ai libéré » écrit dans un grand cœur qui surplombe le tout : l’amour et la grâce absolue de Dieu précèdent tout, et c’est parce que nous sommes aimés que nous devenons en mesure de vivre cette règle.

 


Pour le reste des dix commandements, on peut entrer dans leur lecture de différente manière. La plus évidente est la lecture verticale : nous avons dix paroles sur deux tables, et donc cinq sur l’une et cinq sur l’autre. On observe vite que les cinq premières concernent notre relation à Dieu et les cinq dernières les relations entre l’homme et son prochain, il y a donc une table pour Dieu et une pour les hommes.

Le problème est alors le cinquième commandement : « honore ton père et ta mère », pourquoi ce commandement apparemment humain se trouve-t-il dans la première table ? La réponse habituellement donnée est que le respect des parents a quelque chose qui va au delà du respect de quelque être humain parce que nos parents nous ont donné la vie, le respect qu’on leur doit s’apparente donc à celui à l’égard de Dieu notre créateur.

Mais cette explication est très insuffisante, bien sûr, il faut être respectueux avec ses parents, mais on ne voit pas en quoi cela pourrait, comme le dit la Bible, prolonger nos jours sur terre et nous donner le bonheur.

La solution peut consister à voir les choses dans l’autre sens, et à se dire que si ce commandement est sur la première table, c’est qu’il ne concerne pas une question de relations humaines, mais une question spirituelle, une question de foi. Ce qu’il faut honorer (ce à quoi il faut « donner du poids » comme le dit littéralement le texte), c’est à l’héritage spirituel des parents. Ce qui fait l’humanité en effet, c’est la transmission, la transmission d’une foi, de valeurs, de convictions, de compréhension du sens de la vie, et il faut prendre en plus grande considération cet héritage spirituel des parents. Cela conditionne notre manière de vivre et notre bonheur. Cette idée est assez générale dans l’Ancien Testament, Dieu est appelé le « Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » (Ex 3:6), c’est-à-dire le Dieu de nos ancêtres. C’est en étant dans une généalogie, dans la transmission que l’homme est plus qu’un animal. Rien n’est pire que de prétendre n’avoir besoin de personne et vouloir réinventer soi-même et pour soi-même toute la sagesse de l’humanité ! Bien sûr, on peut réorganiser ce que l’on a reçu, le réinterpréter pour faire sien cet héritage, mais il faut recevoir des générations passées et se l’approprier, sinon on perd le sens de sa propre vie, alors que c’est dans cette foi que se trouve le secret qui donne la vie et le bonheur. 


Ensuite on peut remarquer qu’il y a différents niveaux dans les commandements, certains s’appliquent par les actes, d’autres par des paroles et d’autres enfin par la pensée.

Coire à l’Eternel, n’avoir pas d’autre Dieu sont des commandements qui concernent la pensée, la réflexion.

Ne pas prononcer le nom de l’Eternel en vain fait passer à la parole. Il ne s’agit pas d’une interdiction de jurer comme on a pu le croire autrefois, mais de ne pas associer Dieu à n’importe quoi, ou le prier pour des choses qui sont vaines. Dieu est le spirituel et l’éternel et chaque fois qu’on invoque Dieu pour quelque chose qui n’est ni spirituel ni éternel, on fait fausse route, de même quand on le rend responsable de quelque chose également de l’ordre purement terrestre.

Le respect du sabbat fait passer au niveau des actes, pour être fidèle à Dieu, il y a des choses à faire et d’autres à ne pas faire, et on peut dire qu’il en est de même pour les vieux parents, il faut s’en occuper.

Dans la deuxième table, l’ordre est inversé : ne pas tuer, commettre l’adultère ou voler suppose de se dominer quant aux actes, l’interdiction du faux témoignage se situe au niveau de la parole, l’interdiction de la convoitise revient à la pensée.

On remarque qu’il y a une différence entre les deux tables : pour ce qui concerne Dieu, il faut commencer par la pensée, croire d’abord, passer par la parole et les actes viennent en dernier. Pour ce qui est de la relation à l’autre, il faut respecter concrètement ce prochain, et avant même de savoir pourquoi, il faut commencer par ne pas lui nuire. Il y a donc tout un cheminement qui commence par Dieu pour aboutir à aimer son prochain comme on aime Dieu, en passant par une pratique religieuse et une orthopraxie morale.


Une autre manière d’entrer dans le sens des dix paroles nous est proposée par le grès grand commentateur juif Rachi (XIe siècle) dans son commentaire sur le Cantique des Cantiques : puisqu’il nous est dit que les commandements sont sur deux tables, cinq sur l’une et cinq sur l’autre, on peut chercher à les lire horizontalement en les mettant en rapport deux par deux.

Alors « Je suis l’Eternel... », est mis en relation avec « tu ne commettras pas de meurtre ».

Ce que cela nous montre est que, certes le crime est interdit dans toute société, même laïque (sinon la société ne serait pas viable), mais pour le croyant, sa motivation de ne pas tuer n’est pas seulement de maintenir l’équilibre de la société, mais plus fondamentalement mû par un respect infini de l’homme qui est vu comme ayant une parcelle de divinité en lui.

« Tu n’auras pas d’autre Dieu » est mis en relation avec « tu ne commettras pas d’adultère ».

Cela va avec une image habituelle de la Bible où la relation entre l’homme et la femme est vue comme une image de la relation entre l’homme et Dieu. Ainsi l’adultère est-elle montrée, comme dans le prophète Osée comme une image de l’idolâtrie.

Mais au delà de cela, l’adultère peut être une manière de croire qu’un autre être que celui avec qui l’on vit pourra donner bonheur et accomplissement de sa vie. Or c’est une forme d’idolâtrie, car le vrai bonheur, l’harmonie intérieure ne dépend pas du fait de vivre avec telle ou telle personne, mais d’un mécanisme intérieur qui est de mettre sa foi en Dieu, et d’une certaine manière de regarder et de savoir aimer l’autre. L’adultère peut-donc être vue comme une sorte d’idolâtrie dans la mesure, où ce serait croire qu’une relation humaine pourrait accomplir une existence, alors que toute relation humaine est relative et limitée alors que Dieu seul est l’absolu qui peut sauver nos vies.

« Tu ne prononceras pas nom de Dieu en vain » mis en relation avec  « tu ne voleras pas »

L’explication simpliste serait de dire que celui qui vole, un jour sera pris sur le fait et aura tendance alors à jurer de son innocence, mais en fait, le lien est plus subtil et profond.

Ce qui apparaît, c’est que dans les deux cas il s’agit d’une mauvaise attribution de ce qui appartient à l’un ou à l’autre. Le vol, c’est vouloir pour soi ce qui n’est pas à soi ; prononcer le nom de l’Eternel en vain, c’est vouloir s’attribuer pour soi une puissance qui ne nous appartient pas. On ne peut pas s’emparer de Dieu pour le mettre n’importe où, ni voler sa valeur en le citant n’importe comment. Ce qui appartient à Dieu ne doit pas être galvaudé, il faut rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu, et à César ce qui appartient à César (Matt. 22:21).

Si Dieu est ainsi bien à sa place et qu’on le laisse dans ce qui lui appartient, c’est-à-dire le spirituel, alors Dieu étant la préoccupation ultime, le matériel devient secondaire et il n’y a plus de motivation même à voler, ou a vouloir absolument quelque chose que l’on ne possède pas et dont on croit que cela donnerait le bonheur.

« Souviens toi du jour du sabbat pour le respecter » mis en relation avec « tu ne commettras pas de faux témoignage ».

Le lien le plus simple est que pour les juifs, respecter le sabbat est une forme de témoignage, le juif témoigne de sa foi en respectant le sabbat, et un juif qui serait un mauvais pratiquant ne ferait qu’un faux témoignage de ce qu’il est.

Mais plus profondément, on peut comprendre ce lien à partir de l’explication que le texte du Deutéronome 5 donne au quatrième commandement, elle n’est pas l’explication qui nous viendrait à l’esprit et sans doute plus tardive qui est dans Exode 20 comme étant en relation avec Dieu qui a créé le monde en six jours pour se reposer le septième, mais en disant que c’est pour se souvenir que le peuple a été esclave en Egypte et qu’il a été libéré. Ainsi le sabbat est un jour où l’on ne travaille pas, pour montrer que justement on n’est pas esclave de son travail, mais libre par rapport à lui.  Or le faux témoignage emprisonne celui qui en est victime dans le mensonge. Et le faux témoignage emprisonne aussi le menteur dans son mensonge, et tisse des liens morbides extrêmement néfastes. Or la foi, c’est la liberté, et la liberté ne peut se faire que par la vérité. C’est d’ailleurs ce que dit le Christ : « la vérité vous rendra libres » (Jean 8:32).

« Honore ton père et ta mère » mis en relation avec « tu ne convoiteras pas ce qui appartient ton prochain ».
Là, le lien est encore plus difficile à trouver, mais il est d’autant plus important. Rachi dans son commentaire du Cantique des cantiques explique que celui qui convoite ce qui est à l’autre, il aura un enfant qui lui manquera de respect, ce n’est pas punition mais une conséquence inévitable. En effet, si quelqu’un dit toujours que le voisin a mieux réussi que lui, et qu’il l’envie, alors ses enfants penseront naturellement que le voisin vaux mieux que son père, et ne le respecteront pas.

Or pour pouvoir être respecté des générations futures, il faut encore se respecter soi-même et ne pas avoir honte de son origine. Il faut montrer que quoi que l’on ait matériellement, on a l’essentiel et qu’on envie personne, ni que l’on désirerait avoir une autre vie que la sienne. Et il se trouve que cet essentiel permettant d’accomplir sa vie et d’en être heureux et comblé est à la portée de tout le monde, c’est la joie d’aimer, de servir, de partager, d’accueillir et de donner. Evidemment que si on se place sur le plan matériel, alors on trouvera toujours un plus riche et un plus chanceux que soi. Honorer ses parents, c’est apprendre à aimer ses origines, c’est se contenter de ce que l’on a reçu et comprendre que ce qui rend heureux n’est pas de recevoir une chose ou une autre, un peu ou beaucoup, mais de bien tourner sa vie à partir de ce que l’on a reçu.


Ainsi, ces dix commandements sont une merveille, qui mène de leur premier mot « je » à leur dernier : « le prochain », c’est un chemin permettant d’aller de moi vers les autres en passant par les justes pensées, les vraies paroles et les bons actes vis à vis de Dieu et des hommes. Et ce qui nous est offert est signifié dans le commandement qui fait le passage de la table divine à la table humaine, le seul qui exprime une récompense : le respect du père et de la mère. Si vous savez cela, vous aurez une bonne vie et vous serez heureux !

 

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Deutéronome 5

l’Éternel dit : 6Moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
7Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
8Tu ne te feras pas de statue, de représentation quelconque de ce qui est en haut dans les cieux, de ce qui est en bas sur la terre, de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. 9Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième (génération) de ceux qui me haïssent, 10et qui use de bienveillance jusqu’à mille (générations) envers ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
11Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain.
12Observe le jour du sabbat, pour le sanctifier, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a commandé. 13Tu travailleras six jours et tu feras tout ton ouvrage. 14Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni tout ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi. 15Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte et que l’Éternel, ton Dieu, t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu : c’est pourquoi l’Éternel, ton Dieu, t’a commandé de célébrer le jour du sabbat.
16Honore ton père et ta mère, comme l’Éternel, ton Dieu, te l’a commandé, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
17Tu ne commettras pas de meurtre.
18Tu ne commettras pas d’adultère.
19Tu ne commettras pas de vol.
20Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
21Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain ; tu ne désireras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.
22Telles sont les paroles que l’Éternel adressa à toute votre assemblée, à haute voix sur la montagne, du milieu du feu, des nuées et du brouillard, sans rien ajouter. Il les écrivit sur deux tables de pierre qu’il me donna.

 

Marc 12:28-30

28Un des scribes, qui les avait entendus discuter et voyait que Jésus avait bien répondu, s’approcha et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? 29Jésus répondit : Voici le premier : Écoute Israël, le Seigneur, notre Dieu, le Seigneur est un, 30et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. 31Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là.