L'Evangile de Matthieu

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Elles seront perfectionnées au fur et à mesure, et complétées d'éléments pédagogiques d'animation.

 

La Brebis perdue (et retrouvée)

 

Lire : Luc 15: 3-7 (qui est comme Matthieu 18:12-14 mais en mieux)

Très courte parabole, donc pour faire réfléchir, il n’y a pas une seule explication possible.

Il faut appliquer la méthode : où est Dieu, où je suis, moi.

Dieu, c’est forcément le berger. Donc pour moi il y a deux solutions : soit je suis les bonnes brebis, soit la brebis perdue.

1ère solution : je suis dans les 99 brebis. En effet, je ne suis pas méchant, ni éloigné de Dieu, je fais partie de l’Eglise, des chrétiens etc. Très bien, alors pas de problème, juste continuer, Dieu ne va pas passer son temps à me féliciter, c’est normal, juste ne pas être jaloux de ceux que Dieu accueille, et s’il pardonne à des pécheurs moins bien que moi !

2e solution : je suis la brebis égarée. Parfois, je m’égare, loin de ce que je devrais être, loin de Dieu, loin du bien etc. (Cf Paul : « je ne fais pas le bien que je veux, et le mal que je ne veux pas, voilà ce que je fais... » (Rom 7:15)). Mais alors d’abord, Dieu ne me punit pas, il ne m’en veut même pas, son seul but, son seul bonheur, ce n’est pas que je paye ma faute, mais c’est de me ramener près de lui. Dieu ne m’abandonne pas, même si je me suis éloigné, Dieu me cherche, il m’appelle. Et quand me retrouve, il ne fait pas de reproches, il est simplement joyeux quand il retrouve un de ses fidèles. Comme la parabole du Fils Prodigue (d’ailleurs à la suite de celle ci dans l’Evangile de Luc). Et Dieu se réjouit beaucoup quand il me retrouve, ou retrouve un pécheur. Et même si on est mauvais ou plein d’erreurs, Dieu ne me méprise pas. Dieu n’est pas réservé aux bons, à ceux qui sont bons pratiquants ou ont la foi, même au contraire, même si je suis pécheur il s’intéresse à moi, va me chercher, m’appelle (à moi de bien vouloir répondre).

Mais donc si je suis toujours un peu pécheur, la 1ère solution est forcément fausse ! Il y a un risque à se croire trop bien. Si je pense que je suis parfait... alors je n’ai pas besoin de Dieu (il laisse les 99 brebis toutes seules). Alors je me retrouve tout seul sans Dieu dans le désert. Comme Jésus dit : « ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin d’un médecin, mais les malades » (Matt. 9:12). Ceux qui sont visés là par Jésus sont les pharisiens qui avaient trop bonne conscience en se pensant parfaits devant Dieu. Dieu vient m’aider dans la mesure où je reconnais que j’ai besoin de lui.

En fait, on est un peu les deux à la fois. Il y a en moi du bien et du moins bien. Mais en fait tout de même ne pas trop se culpabiliser. Je ne suis pas tout coupable non plus. Il n’y a que 1% de coupable en moi et tout de même beaucoup de bien ! Le message alors est que pour le bien, d’accord, on laisse comme ça. Pas besoin non plus que Dieu nous tresse des couronnes. Là où on a besoin de Dieu, c’est dans la partie de nous qui est la plus problématiques. Là, Dieu peut faire quelque chose. Et la vraie joie, ce n’est pas ce qu’on sait déjà bien faire, mais les progrès. Tout le monde a des domaines dans lesquels il peut progresser, il faut y aller avec l’aide de Dieu et cela donne grande joie. Même 1% de progrès, c’est une grande joie, il ne faut pas forcément chercher à se révolutionner d’un coup, mais avancer petite brebis par petite brebis perdue.

 

Brebis

A la recherche de la brebis perdue. La trouverez vous?

 

Retour à la page: Catéchismes et Ecoles Bibliques