Evangile de Jean

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Elles seront perfectionnées au fur et à mesure, et complétées d'éléments pédagogiques d'animation.

 

Le cep et les sarments

Lire: 15:1-8

 

Texte célèbre, donnant une parabole : image célèbre de Jésus explicitant quel est son rôle par rapport à nous.

Le cep c’est le pied de vigne, et les sarments sont les branches qui partent du cep et qui peuvent porter les grappes. « Emonder » est un vieux mot qui veut dire couper quelques branches en mauvaise santé ou qui risquent de ne pas produire de fruit pour laisser plus de chance aux autres qui porteront de meilleurs fruits.

Ce texte nous apprend différentes choses.

D’abord que nous sommes appelés à porter du fruit. Or le fruit pour un arbre, c’est quelque chose qui ne sert à rien pour lui mais qui profite aux autres. Donc nous sommes appelés à donner des choses pour les autres. La parabole ne dit pas quoi, chacun donne ce qu’il peut, peu importe, mais chacun a quelque chose qu’il peut offrir ou faire pour les autres. Ces fruits sont ce que nous apportons aux autres, ce que nous donnons, ce qui vient de nous pour participer à un monde meilleur.

Il faut savoir être attentifs et donner ce qui peut faire du bien à l’autre. Ce peut être de grandes choses, ou de toutes petites choses, ou un petit geste, une présence, un sourire peu importe, mais l’important, c’est de donner.

Ensuite l’essentiel de ce qu’on peut donner, le plus important, ce sont des choses spirituelles : l’amour, le pardon, la joie, la tendresse, la gentillesse. Paul liste les bons fruits de l’Esprit en Galates 5 :22 : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi ». Mais pour donner, il faut avoir une source, on ne peut pas donner indéfiniment à partir de rien, il nous faut aussi être nourris. Une bonne source, c’est le Christ. Si on est branché sur Jésus, alors on est nourri et on a l’essentiel : on se sait aimé, et on a une source de joie, de paix, d’intelligence, de consolation, de pardon. Nous devons à la fois donner, et aussi recevoir, il faut les deux dans notre vie.

Nous sommes comme une branche accrochée à Jésus qui nous nourrit, Cela nous permet de porter des fruits. Le cep nous apporte la sève : La foi en Dieu, la prière, la réflexion, nous apportent le carburant nécessaire à notre vie et nous permet d’avoir beaucoup à donner au monde. Dans la présence de Dieu, nous faisons le plein d’amour, de compréhension, de tendresse, et nous en avons besoin. C’est l’essentiel : il faut savoir que nous sommes aimés.

[ On peut noter en passant que si le sarment a besoin du cep, le cep ne porte les fruits que par les sarments : Dieu a besoin de nous pour faire du bien dans le monde, pour agir concrètement en lui et travailler à un monde plus fraternel et juste.]

 

Mais il y a deux problèmes dans le texte.

D’abord le problème des sarments retranchés et jetés au feu : cela pourrait faire penser à une menace d’enfer ou de jugement dernier où les mauvais seraient jetés au feu. Mais en fait personne n’est tout à fait bon ou tout à fait mauvais, il y a en nous du bon et du mauvais. Donc en fait chacun de nous n’est pas un seul sarment, mais il y a plusieurs sarments en chacun de nous. Dieu enlève le moins bon qui est en nous (il n’en tient pas compte), et il permet de rendre encore meilleur le bon qui est en nous en l’améliorant. Et nous aussi, nous devons tant que possible enlever de notre vie ce qui ne sert à rien pour laisser plus de place à ce qui fait du bien, il faut développer ses bons talents. Et Dieu nous y aide, parce que l’Evangile nous donner les moyens de discernements en nous rappelant ce qui est important et ce qui ne vaut pas grand chose.

Pour cela, il faut: « être en Jésus Christ » (v. 2, 5, 6, 7). Demeurer en Christ et que Christ demeure en nous.

Cela peut se comprendre dans deux sens possibles :
1. Mystique : mettre Jésus dans son cœur, l’aimer, penser à lui, et vivre toujours uni à lui par l’amour. Ceux qui ont un tempérament mystique comprennent : avoir l’impression que Dieu est là présent en nous, comme source interne d’amour. Pour ceux qui ne comprennent pas, passer au point 2.

2. Intellectuel : Jésus est parole, et pour nous, nous le connaissons par son enseignement, son « Evangile ». L’Evangile, ce sont des valeurs, un idéal : aimer, pardonner, donner, servir. Donc mettre être en Jésus, c’est être dans les règles, dans les exigences de l’Evangile, et mettre Jésus en soi, c’est intégrer ces valeurs, les intérioriser, en faire la base de sa vie. C’est prendre l’Evangile comme logiciel système pour notre vie.
L’idéal : avoir les deux dimensions de la foi. Mais dans tous les cas, Jésus et son Evangile sont bien une source de vie et de joie, et nous aide à porter de bons fruits pour les autres.

Le second problème, c’est la promesse : « demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé » (v. 7). Evidemment que n’importe quelle prière n’est pas exaucée ! Question : que demander dans la prière ? Dieu n’est pas la fée Clochette, et Jésus ne dit pas qu’on peut demander n’importe quoi et que Dieu le fera : il précise bien que ça ne marche que si on demeure en lui et qu’il demeure en nous. Or si on est en Jésus, on ne peut pas vouloir des choses idiotes, ou secondaires comme les choses matérielles. On ne peut que vouloir l’essentiel qui est l’amour, la paix et la justice, et ça Dieu le donne évidemment. Donc on peut demander à Dieu : de l’amour, du pardon, son esprit, sa force, sa consolation, son inspiration, sa tendresse, sa compréhension, des bons conseils.... tout ça Dieu nous le donne certainement.

Le Cep et les Sarments

 

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