L'Evangile de Matthieu

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

La marche sur les eauxLa marche sur les eaux

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Elles seront perfectionnées au fur et à mesure, et complétées d'éléments pédagogiques d'animation.

La marche sur les eaux

 

Lire : Matthieu 14 : 22-31

Un miracle, comme il y en aura beaucoup dans l’Evangile.

Certains chrétiens croient à tous les miracles, d’autres ne croient pas que ce soit passé comme ça, mais pensent qu’il faut les lire comme des images. Peu importe, l’essentiel, c’est ce qu’ils veulent dire pour nous aujourd’hui. Or aujourd’hui on n’attend pas que Dieu nous fasse marcher sur l’eau, donc il faut trouver une autre explication, et lire le texte comme un symbole.

Toujours se dire quand on lit un texte biblique : ce n’est pas une histoire passée, mais ce texte parle de moi. Donc je suis parfois comme les disciples malmenés par les éléments, parfois vie difficile, tempêtes, peurs, angoisses, parfois l’impression que je vais me perdre, ou couler. Et aussi impression que Dieu (représenté là par Jésus) est loin et ne fait rien.

Première bonne nouvelle du texte : en fait, Jésus vient me rejoindre là où je suis. Dieu n’est jamais loin, et même si je suis dans une situation difficile, il vient et s’approche de moi pour m’aider, même si je ne le reconnais pas toujours (comme dans le texte).

Ensuite : Jésus me permet comme à Pierre de marcher sur l’eau. C’est encore une image : l’eau, c’est le mal, l’épreuve, la mort. Avec Jésus, je peux marcher au dessus des difficultés sans me perdre, sans m’y noyer.

Il y a là une différence de théologie par rapport à l’Ancien Testament : dans l’Exode, face à la Mer Rouge, on a une situation comparable : le peuple face à l’épreuve dit : « on n’y arrivera pas, on ne pourra pas traverser cette difficulté ». Dieu alors par Moïse écarte l’eau et le peuple marche à pied sec. On croyait dans l’Ancien Testament que Dieu agissait pour arranger les événements en faveur du croyant, il enlève les obstacles. Dans le Nouveau Testament, Dieu n’enlève pas l’eau, les problèmes restent là, mais Dieu agit non sur les événements, mais sur le fidèle pour l’aider à traverser en passant par dessus.

Ensuite Pierre parvient à marcher au dessus des difficultés parce qu’il va vers jésus. C’est son but, sa visée, son idéal, et quand on fonce vers son idéal, on peut traverser des choses extraordinaires.
Mais on y arrive pas toujours, parfois, on peut perdre confiance, avoir peur, ou n’avoir pas le courage, ou la force. Comme Pierre qui au lieu de rester tendu vers son objectif se regarde lui-même, prend peur et s’enfonce. On a alors encore une bonne nouvelle : Dieu n’est pas qu’un idéal vers lequel on se dirigie, mais aussi une force qui peut nous aider, nous relever. C’est la force de la prière : Pierre dit : « Seigneur sauve moi ». Et Jésus lui prend la main et le relève. Il le gronde un peu après (« homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté »), mais il l’a relevé sans condition, juste parce qu’il le demandait. Il y a une vraie aide en Dieu.

 

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