L'Evangile de Matthieu

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Elles seront perfectionnées au fur et à mesure, et complétées d'éléments pédagogiques d'animation.

 

Le massacre des innocents et la fuite en Egypte

 

Lire: Matthieu 2:13-23

Le roi Hérode veut faire tuer les enfants, parce qu’il a peur pour son pouvoir. Il a tort, parce que Jésus ne voudra jamais prendre le pouvoir d’un roi. Jésus sera dit « le roi des juifs », il est notre roi, mais pas pour avoir un pouvoir matériel ou politique, dans un autre domaine, celui de la foi, du cœur, ou des idées, du sens de notre vie. Hérode a donc tort d’avoir peur du Christ, encore que, quand on est chrétien, ça peut donner un libre arbitre, et une capacité à ne pas se laisser faire, et peut-être à lutter contre un pouvoir inique. (Voir la responsabilité des chrétiens dans la chute du mur de la Russie).

On voit bien là l’opposition entre le pouvoir politique qui est une puissance brutale et de mort, et puissance du Christ, qui est juste puissance d’amour et de tendresse comme petit bébé. Mais ce petit bébé si faible soit-il ne sera pas écrasé ou tué par le plus fort.

Jésus Christ récapitule l’histoire des Juifs : il part en Egypte pour sauver sa vie, puis revient en Israël.

Joseph a été très malin et c’est grâce à lui que Jésus est de nouveau sauvé, dans Matthieu, c’est toujours lui qui prend les bonnes initiatives.

Heureusement qu’il prend les choses en main, Dieu ne fait pas tout, il faut que l’homme participe pour que les projets de Dieu se réalisent. La volonté de Dieu ne s'accomplit pas toute seule, il a besoin de nous, et il faut rester à l’écoute de Dieu pour essayer de comprendre comment accomplir sa volonté.
Toute cette violence curieuse nous montre trois choses :

1. D’abord que même avec Jésus, on peut être soumis à des difficultés et des problèmes. La foi ne dispense pas des épreuves.

2. Et même au contraire, être croyant peut nous ajouter des difficultés parfois : quand Jésus apparaît dans une vie, ce n’est pas toujours que facile, ça entraine des difficultés. Il n’est pas facile d’avoir le courage de ses opinions ou de sa façon d’agir, de pardonner, de donner, de servir etc.

3. Mais en fin de compte, Jésus se sauve de tout, il échappe à la méchanceté, à la violence qui ne l’anéantissent pas, et même à la mort. Donc même si nous avons des problèmes matériels et des épreuves, avec Jésus on sort indemne. Rien ne peut avoir de prise sur le Christ qui vit en nous (Cf. Romains 8:38-39: « J’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »
Tout ce qui en nous est lié à Dieu par la foi traverse les épreuves, et même la mort.

 

La fuite en Egypte

La fuite en Egypte

 

 

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