L'Evangile de Matthieu

Leçon pour Ecole Biblique (enfants de 8 à 12 ans)

Ce dessous, de simples notes pédagogiques, sans autre prétention que de donner des pistes de lecture pour les adultes voulant initier des enfants à la lecture des textes cités.

Elles seront perfectionnées au fur et à mesure, et complétées d'éléments pédagogiques d'animation.

 

La parabole des vignerons

 

Lire : Matthieu 21:33-41

Une parabole est une comparaison qui parle de nous, de Dieu, et de notre relation à Dieu, et de notre devoir dans le monde. Il faut chercher à chaque fois où est Dieu, où nous sommes etc.

La vigne

La jolie vigne du Seigneur

Dieu ? C’est le maître de la vigne.
Nous ? Nous sommes les vignerons.
La vigne ? C’est le monde matériel, notre vie physique, ce qui nous est confié pour que nous en faisions quelque chose.

Qu’est-ce que cela nous apprend ?
D’abord que Dieu a besoin de nous pour œuvrer pour lui. Pour travailler dans le monde. Nous sommes des collaborateurs de Dieu, ses ouvriers pour l’aider à travailler à un monde meilleur.

Ce que nous devons produire ? Des raisins pour faire du vin. Le vin dans la Bible, c’est comme pour nous le champagne, c’est signe de joie et de fête. Donc nous agissons dans le monde pour apporter de la joie, du bonheur.

Ce que Dieu demande à un certain moment, c’est de ne pas garder tout le bonheur pour soi, mais il veut que nous en donnions une part. La part pour Dieu, ce n’est pas de faire plaisir à Dieu par des rites ou autres sacrifices, mais ce qui fait plaisir à Dieu, c’est ce qui fait plaisir au monde, aux autres. Jésus a invité à « aimer Dieu », et il dit que c’est la même chose que d’ « aimer son prochain ». Donc ce que Dieu nous demande, c’est de ne pas vivre seulement pour son propre plaisir, mais d’avoir du plaisir, de la joie, du bonheur à donner au monde, à l’universel, aux autres. Il ne demande pas de « tout » donner, et de n’avoir aucun plaisir pour soi dans la vie, mais de toujours garder une part donner de la joie dans le monde. Les mauvais vignerons veulent tout garder pour eux, ils voient leur vie pour leur propre plaisir et ne veulent rien donner.

 

Les vignerons homicides

Les vignerons homicides

Les serviteurs qui viennent rappeler aux vignerons de donner une part pour les autres, ce sont les prophètes, les évangélistes, les pasteurs, les prêtres, les moniteurs ou monitrices d’Ecole Biblique etc. Certains ne veulent pas les écouter.

Et Jésus, c’est le fils du maître de la vigne, il est venu pour rappeler encore ça, il en a même souffert, mais certains n’ont rien voulu entendre, et l’ont tué autrefois, et aujourd’hui certains font comme s’il n’existait pas. C’est dommage.

Quelle est la conséquence ? Les vignerons sont chassés de la vigne. Ce n’est pas une punition de Dieu, parce que Dieu n’est pas quelqu’un qui punit. Mais c’est une conséquence inévitable : si l’on reste dans l’égoïsme, on finit pas n’avoir soi-même aucune joie. Si on veut du bonheur que pour soi, on s’exclue en fait du bonheur, parce que le seul vrai et profond bonheur, c’est de donner et de partager. Et puis les joies de la jeunesse et de la consommation s’estompent. Les seules joies durables jusqu’à son lit de mort, c’est celle de donner de la joie à d’autres.

 

Addendum :
Dieu nous donne un rôle important, mais il ne nous laisse pas sans ressources : il nous donne des outils précieux :
La haie: c’est la protection Dieu nous aide et nous garde, la foi est un soutien. C’est  l'espérance, la confiance en Dieu nous protège contre les attaques extérieures.
La tour était une tour de garde, de surveillance, pour s’élever au dessus afin de voir les choses de plus haut, et de mieux voir venir. C’est la foi, prévoir, avoir du recul par rapport au monde.
Le pressoir, c’est un outil pour savoir extraire le meilleur, faire le tri entre ce qui vaut quelque chose dans notre vie et ce qui ne vaut rien, et ensuite le meilleur, le donner aux autres, et le mauvais, ne pas s’en culpabiliser, mais le mettre de côté. C’est l'amour, trouver le suc de notre vie.
Et Paul (1Cor. 13 :13) nous dit que la foi, l’espérance et l’amour sont les plus grandes choses de notre vie (les trois vertus dites « théologales »).

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