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Quel pain quotidien pouvons nous attendre de Dieu ?

Prédication prononcée le 15 novembre 2020, au temple de l'Étoile à Paris,
par le pasteur Louis Pernot

 

A propos du Notre Père, je croyais avoir tout dit et trouvé la solution de cette 5e demande très étrange qui est « donne nous notre pain de ce jour ». Déjà cette demande est curieuse parce qu’elle est traduite de façon différente : « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » disons nous en ce moment, nous disions autrefois « notre pain quotidien », et les traductions savantes nous disent : « donne-nous aujourd’hui notre pain de demain ».

Quelle est la bonne réponse ? Et que veut dire cette demande, comment la comprendre ? Il y a là aussi diverses interprétations, mais je ne cache pas que celle contre laquelle je me suis toujours battu c’est l’interprétation matérielle, comme si nous demandions à Dieu de nous donner à manger, qu’on ne meurt pas de faim matériellement, et que tous les jours nous puissions manger à notre faim.

J’ai longtemps lutté contre ça, parce que je suis incapable de croire que ce soit Dieu qui donne à manger à l’un et laisse l’autre mourir de faim. Et même je trouve ça inconvenant que dans notre pays comme le nôtre où le principal problème est que nous mangions trop nous continuions à dire cela comme si nous pouvions croire que ce soit Dieu qui nous gave matériellement, ou qui gave les américains au point que 70% soient en surpoids alors que des peuples de l’Afrique sub-saharienne meurent de faim. Soit l’on croit dans une sorte de toute puissance divine arbitraire donnant la vie et donnant la mort avec des raisons qui nous échappent, alors Dieu aurait ses raisons de nous nourrir et de laisser les autres crever de faim, soit, comme moi, on se rebelle contre cette idée de l’arbitraire divin, contre cette injustice intolérable, contre toute cette souffrance, et on ne peut pas croire que Dieu puisse choisir de donner du pain en abondance à l’un et laisser les petits enfants de l’Éthiopie ou du Soudan du sud ressembler à ce que nous en voyons dans ces images terribles de ces petits enfants avec des membres comme des allumettes, des ventres gonflés essayant de téter le sein vide d’une mère elle-même mourant de faim. Où est Dieu dans cela ? Peut-on croire que Dieu nous donne à nous le pain et le refuserait alors à ces gens ? Peut-on croire dans un Dieu d’amour qui laisserait tant de ses enfants dans de telles souffrances sans rien faire ? Cette hypothèse d’un Dieu qui pourrait donner le pain matériel, contraint à penser alors que s’il suffisait de lui demander pour qu’il nous donne du pain, dans ce cas nous serions, nous, gras parce que nous aurions bien prié, et que ces peuplades mourraient de faim par absence de prière chrétienne. Dans ce cas servirait-il de vouloir leur donner de l’aide humanitaire, par une action politique, ou faudrait-il seulement les inviter à dire tous les matins « donne nous notre pain de ce jour », et Dieu leur donnerait comme il donne la pâture aux oiseaux.

Cette objection majeure qui est la mienne depuis longtemps, a trouvé ses racines dans la pratique du scoutisme où l’on me faisait chanter quand j’étais enfant : « pour ce pain que tu nous donnes, merci Seigneur ». Certes, on pourrait penser que c’est toujours bien de remercier, c’est la preuve d’un esprit positif et reconnaissant, mais il faut réfléchir un peu ! Croit-on vraiment que c’est Dieu qui distribue le pain matériel ? Et que quand on remercie Dieu pour ce pain que nous mangeons, cela veut dire que si nous ne l’avions pas, c’est qu’il aurait choisi de ne pas nous le donner, qu’il nous l’aurait refusé ? C’est intolérable pour moi, et j’ai toujours rejeté  cette vision des choses. Je n’ai pas changé d’avis là-dessus, mais j’ai des surprises pour vous pour à la fin parce que j’ai évolué beaucoup sur cette question et je ne rejette plus aussi catégoriquement l’interprétation matérielle de la demande du pain je vous l’expliquerai tout à l’heure...

Mais revenons sur les fondamentaux. Il y a ce que vous connaissez déjà et que j’ai déjà exprimé à ce sujet.

Je n’ai donc jamais aimé ou cru à l’interprétation matérielle, mais il fallait pour cela vérifier, contrôler le texte lui-même pour essayer de savoir ce qu’il voulait nous dire, et là, chose bien connue aussi, pardon, le texte est difficile, on s’en doute.

« Donne-nous aujourd’hui », oui c’est bien ce qui est écrit, pas de problème sur le début de la demande, et c’est déjà essentiel. Ainsi, oui, nous demandons à Dieu qu’il nous donne quelque chose aujourd’hui, et je suis le premier à croire que Dieu peut nous donner aujourd’hui et chaque jour quelque chose d’essentiel pour notre vie. Mais cet essentiel, est-ce le pain matériel ? Et bien ce pain, dans le texte grec, est qualifié « epiousion » dont personne ne sait ce qu’il veut dire ! C’est un hapax du Nouveau Testament, c’est-à-dire un mot qui n’apparaît que là, on n’a donc pas d’autre référence pour en trouver le sens. Dans la littérature classique, il est pratiquement inexistant. Etymologiquement, il peut venir de « epi » qui veut dire « au-dessus », et « ousion » renvoyant à l’ « ousia » qui est l’être. C’est donc le pain qui est au dessus de la substance. Beaucoup de versions latines antiques l’avaient traduit par « supersubstancialem » : « supersubstanciel ». Donc j’avais raison, c’est le pain spirituel, celui qui est au-dessus de la substance matérielle. J’étais content, le texte me donnait raison et cela va dans le sens de la parole de Jésus : « l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sortira de la bouche de Dieu » (Matt. 4:4). Bien sûr, il ne s’agit pas, dans ce que Jésus nous invite à demander à Dieu dans notre prière, de pain réel. Et bien sûr que la nourriture que Dieu peut nous donner et dont il nous nourrit n’est pas une nourriture matérielle. C’est bien ce que dit Jésus dans son dialogue avec la samaritaine, les disciples s’étonnent : « et toi tu as quelque chose à manger ? » et il dit « oui, j’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas... c’est d’accomplir la volonté de mon père » (Jean 4 :31ss). Voilà ce pain que Dieu nous donne chaque jour, la possibilité d’accomplir la volonté du père et ce pain, celui de la parole qui nous est donnée comme un bon pain généreux, parole que Jésus nous invite à manger au moment de son repas de la Cène : « prenez et mangez, ceci est mon corps », nous nous nourrissons du Christ, il est « le pain de vie, le pain qui vient du ciel » (Jean 8 :48,51), ce qu’il donne n’a rien à voir avec la pain matériel ! Jean le précise bien : le pain matériel qui a été donné à vos pères, c’était la manne, et « vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts » (Jean 8 :49). Mais le pain que je vous donne, moi il vous conduira à la vie éternelle (Jean 8:58). Évidemment que c’est ce pain-là ! Pour ce qui est de votre pain matériel, allez en acheter chez le boulanger, battez-vous, travaillez, ou pour ceux qui n’en n’ont pas, aidez-les ! Mais n’attendez pas n'importe quoi de Dieu, n’attendez pas que Dieu vous nourrisse, ni qu’il nourrisse à votre place votre frère qui a faim sans que vous n’ayiez rien à faire pour lui. Que cela ne vous dispense donc pas ni de responsabilité que vous pouvez avoir à votre égard, ni de celle que vous pouvez avoir à l’égard de votre frère.

Mais voilà, j’ai continué mes recherches, et mon interprétation si merveilleuse est tombée à l’eau ! Contredite par saint Jérôme (vers le IVe ou Ve siècle). Saint Jérôme décide en effet de retraduire le Nouveau Testament en latin. Pour cela, il va à Jérusalem pour apprendre l’hébreu auprès des rabbins et rechercher les meilleurs manuscrits. Il nous dit dans ses mémoires qu’il avait trouvé un exemplaire de l’Evangile de Matthieu en hébreu (que nous n’avons plus, pour nous nous n’avons que des textes écrits en grec). Il dit donc qu’une des premières choses qu’il a faite, c’était d’aller voir quel mot hébreu pouvait être sous ce mystérieux « epiousion » du Notre Père. Et il le dit : à la place il y avait « MaHaR » qui signifie tout simplement « de demain ». Donc j’avais tort, ce n’est pas le pain supersubtanciel, c’est le pain « de demain ». On peut d’ailleurs trouver une autre étymologie à « epiousion », non pas « epi-ousion », mais venant de « ep-ieinai », le pain qui vient, donc oui celui de demain ! « Donne-nous aujourd’hui notre pain de demain ». Alors je ne comprends plus. On demande à Dieu une sorte d’avance sur salaire ? Déjà que je n’arrive pas à finir le pain d’aujourd’hui que déjà je lui demande aussi celui de demain ? Sûr que c’est absurde, grotesque de chez grotesque, impossible de chez impossible !

Mais le « demain » ne peut-il pas être autre chose que le demain chronologique du mercredi si je suis mardi, du lundi si je suis dimanche, mais le lendemain de Dieu, de celui de la Jérusalem céleste, c’est le demain de l’éternité, le demain du siècle des siècles amen. Voilà le demain de Dieu, le demain de toujours ! Donne-nous le pain qui nourrit notre âme jusque dans ce demain de la vie éternelle. Mais oui c’est bien ça, c’est le pain de vie, revenons à ce que nous disions tout à l’heure Non, l’étymologie proposée par Jérôme n'est pas du tout une contestation de ce que nous avions trouvé, au contraire c'est une sorte de confirmation. Dieu ne nous donne pas le pain d'aujourd’hui qui est le pain matériel de notre vie terrestre et concrète, il nous donne ce pain qui est en surplomb de l’être ce pain qui n’est pas encore, ou qui est en prémisses, le pain de demain, le pain du Royaume promis !

Ce pain eschatologique (mot qui désigne ce qui concerne les fins dernières), nous renvoie aussi, curieusement à la Cène. En effet, j’en ai parlé à propos des paroles mêmes du Christ, mais de plus en plus nombreux aujourd’hui sont les exégètes et spécialistes de la Bible qui disent que ce repas de la Cène est un repas eschatologique qui appelle la venue des fins dernières, de la fin des temps, et la venue du Messie. Et donc oui, bien sûr que ce pain ne peut être compris qu’à partir du pain spirituel, à partir de la Cène, à partir du pain de vie, et même plus que ça, c’est la pain du repas eschatologique. Voici ce que nous dit le Christ puisqu’il est le pain de vie : nourrissez-vous de ce que je suis de façon à ce que je puisse revenir, parce qu’ainsi je vivrai en vous et par vous. Parce que le grain qui meurt donne la vie à ceux qui le suivent et qui en vivent, et de même le Christ meurt et si nous le mangeons, il vit en nous. Voilà ce qu’est le retour du Christ.

Alors maintenant, ouvrons les portes ! Est-ce que vraiment cette demande ne peut pas être entendue du point de vue matériel, comme l’attente d’une simple providence concrète ? Pour cela, il faut remonter bien plus en amont sur le sens de la prière. Oui, Paul et les autres nous incitent à tout dire dans la prière, à tout dire de notre désir, de nos craintes, de nos souhaits, de nos peurs et de nos espérances Cela ne veut pas dire que Dieu puisse de façon automatique répondre à tous ces désirs. Mais néanmoins nous pouvons les dire parce que la prière n’est pas d’expliquer à Dieu ce qu’il doit faire, ni de lui ordonner quoi que ce soit. La prière est une conversation intime que l’on a avec son père où l’on peut partager avec lui tout ce que nous avons sur le cœur. Et donc les amis, si pour vous la crainte du pain de demain matériel est une réalité, et bien dites-le à Dieu ! Seigneur s’il était possible que je ne meure pas de faim demain, mais qu’il soit fait selon ta volonté. Comme Jésus quand il prie à Gethsémané, il ne dit pas « Dieu, fais ceci ou cela », mais « s’il était possible que... mais qu’il soit fait selon ta volonté » (Matt. 26:39). Et donc prier Dieu, c’est dire tout ce que l’on ressent, et Dieu se débrouille, c’est sa volonté qui se fait. Mais moi je dis à Dieu et je lui dis ce qui me préoccupe. D’ailleurs la promesse de Paul dans l’épître aux Philippiens, « faites connaître à Dieu tous vos désirs, par des supplications...et Dieu gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ » (Phil. 4:6). Voilà Dieu vous donnera la paix. Parce que (voyez ma dernière prédication), ce que donne le Christ avant tout, c’est la paix.

Donc on peut faire connaître à Dieu tout ce qui nous préoccupe. Et si le pain représente tout ce dont je peux avoir besoin pour vivre matériellement, si j’en ai souci, pourquoi ne le dirais-je pas à Dieu ?

Mais contre la lecture littérale, si le sens c’est seulement de demander du « pain », cela semble bien pauvre ! Peut-être que vous n’avez pas franchement peur d’avoir faim demain. Mais même ça je peux le sauver !

Car n’oubliez pas une chose, c’est que le Notre Père ce n’est pas « Seigneur, donne-moi plein de pain et de la brioche par-dessus le marché que je me gave pendant que les autres crèvent de faim », mais c’est « donne NOUS aujourd’hui notre pain de ce jour ». C’est donc une prière qui englobe l’ensemble de l’humanité et ainsi, même si vous vous n’avez pas peur de mourir de faim, quand je parlais de ces enfants du Soudan qui meurent de faim, là j’ai une préoccupation, j’ai un souci. Et là de dis Seigneur, donne nous à chacun à manger, et si moi j’ai peut-être à manger, que je ne me contente pas de dire « merci pigeon » à Dieu, mais que je dise Seigneur, il est indigne que je mange grassement pendant que d’autres meurent de faim, et donc je te dis Seigneur, mon désir, mon souhait le plus cher, le plus sincère que pas un de l’humanité ne meure de faim, ni aujourd’hui, ni demain. Et je le dis à Dieu, pour qu’il fasse quelque chose, je ne sais pas, mais peut-être aussi pour que je trouve moi une manière d’agir à cet égard par rapport à ce drame. Et sans parler seulement des enfants du Soudan pour lesquels je ne peux pas grand-chose, quand moi j’ai en abondance et que mon frère manque de tout, est-ce que là ma prière elle-même ne m’invite pas à faire quelque chose.

Et ce « nous » encore qui est si important pour comprendre le Notre Père, clé de l’interprétation de chaque demande : si ce pain je ne le demande pas égoïstement pour moi, mais pour « nous », c’est pour qu’il y en ait pour moi et les autres. Et quand on a du pain à plusieurs, on peut le partager. C’est ainsi une façon de dire à Dieu : « donne-moi Seigneur quelque chose à partager avec les autres, avec mes co-pains... ceux qui partagent le même pain ». Pour que j’aie quelque chose à partager avec eux. Et donc aussi que j’aie quelque chose à donner aux autres... Même si moi je n’en ai pas absolument besoin, pour que j’en aie à donner aux autres, et à partager.

Donc oui là j’aime et je réhabilite cette prière de demande non pas comme des ordres donnés à Dieu, mais comme l’expression d’une préoccupation. De même j’ai été longtemps contre les intercessions dans les mariages : avec des « intentions » demandant à Dieu pour les pays en guerre, pour les malades etc. Mais c’est la formulation qui est mauvaise, mais dans le fond c’est bon, parce que le demander, c’est exprimer un souhait, et s’ouvrir à une possibilité de solution celui qui ne s’en préoccupe même pas ne fera jamais rien. Donc oui j’exprime ce souhait à Dieu très sincèrement.

Et pendant qu’on est dans la réhabilitation d’une lecture simpliste, le « de demain » peut tout à fait être défendu comme étant le vrai demain de demain et pas l’éternité. Parce que ce peut être le pain permettant de subvenir jusqu’à demain. Et donc on peut l’interpréter de façon très stricte ce « demain » non pas comme un demain pour plus tard ou jamais ou toujours, mais vraiment demain. Seigneur donne-moi aujourd’hui le pain qui me permettra de vivre jusqu’à demain. Après demain, on verra, à chaque jour suffit sa peine. Mon problème aujourd’hui, c’est de vivre jusqu’à demain. C’est ce que l’on dit aux alcooliques anonymes, ou croix bleue, personnes intoxiquées à l’alcool : ne demande pas d’arriver à la merveille pour toute ta vie, pour l’instant prend un engagement pour une heure, ou pour aujourd’hui jusqu’à demain. Et Seigneur aide moi pour que je puisse opérer la transition entre l’aujourd’hui et le demain. Et quand je le dis, ce n’est pas que Dieu subvienne automatiquement mais qu’avec la force qu’il me donne, je sache abandonner l’aujourd’hui pour me tourner vers demain, que je sache inventer créer, un demain qui s’approche du royaume de Dieu qui est un royaume de paix et d’amour.

Toute la prière du Notre Père de toute façon est sortie de l’égoïsme en passant du « je » au « nous », sortie de la préoccupation d’aujourd’hui pour se tourner vers le lendemain, vers le Royaume éternel de Dieu. Pour que son reigne vienne en effet ! Et pour cela il faut bien déposer devant lui et se libérer de toutes nos préoccupations, de toutes nos craintes, de nos regrets, de nos dettes, de tout ce qui nous enferme, nous referme, pour que nous sachions nous ouvrir vers lui et vers les autres dans l’amour ! Il faut que nous déposions devant lui notre souci du pain matériel pour qu’il nous donne la faim du pain spirituel et que nous en vivions !

Louis Pernot

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Matthieu 4:1-4

4 1Alors Jésus fut emmené par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. 2Il jeûna quarante jours et quarante nuits, puis il eut faim. 3Le tentateur s’approcha et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. 4Jésus répondit : Il est écrit :
L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Jean 6:18-51,57-58

48Moi, je suis le pain de vie. 49Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. 50C’est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure pas. 51Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde.
57Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. 58C’est ici le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme celui qu’ont mangé vos pères : ils sont morts. Celui qui mange ce pain vivra éternellement.

Philippiens 4:5b-7

Le Seigneur est proche. 6Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. 7Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus.

Quel pain quotidien pouvons nous attendre de Dieu?

Jean 6:48-58, Matt. 6:11, Matt. 4:1-4, Phil. 4:5-7