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Le massacre des Innocents

Matthieu 2:13-23

Prédication prononcée le 9 décembre 2018, au temple de l'Étoile à Paris,

par le pasteur Louis Pernot

 

La naissance du Christ est supposée être une bonne nouvelle, pourquoi alors est-elle présentée dans l’Evangile de Matthieu comme préludant à un massacre épouvantable ? C’est très curieux, parce que s’il faut se réjouir de la naissance du Christ, il y en a pour qui ça n’a pas été du tout réjouissant, ce sont ces « sains innocents », ces petits bébés massacrés par Hérode à Bethléem.

Pour certains la réponse est simple, l’évangile raconte cet épisode simplement parce qu’il a eu lieu. La réponse n’est pas satisfaisante. D’abord l’objet des évangiles n’est pas la relation journalistique d’événements, ensuite, historiquement, l’épisode lui-même est douteux. On ne trouve en effet nulle part ailleurs la trace, le moindre témoignage concernant un éventuel massacre d’enfant, sorte de génocide qui aurait dû marquer les esprits. On peut néanmoins ne pas tomber dans l’extrême inverse de l’historicisme, en prétendant que ce ne serait là qu’une sorte de mythe sans substrat historique. Il n’est pas absurde que, dans le contexte d’attente messianique qui était celui de la Judée à cette époque, il y ait eu une rumeur locale qu’un des enfants né aurait pu être le messie attendu. Il est possible aussi qu’Hérode ait eu peur et ait fait tuer les bébés de la région. Mais Bethléem à cette époque était une toute petite bourgade, combien y avait-il de nouveaux nés à un moment donné ? Quelques unités peut-être... qui auraient pu avoir été tuées par ordre d’Hérode, pas de quoi en faire des grandes histoires, et on est loin des centaines d’enfants jonchant le sol des représentations imaginaires du XIXe siècle.

Pourquoi donc l’évangile de Matthieu prend-il la peine de raconter cette histoire ? Sans doute parce qu’elle a un sens théologique et qu’elle prend valeur de parabole. Il faut donc s’intéresser au sens théologique qu’elle peut illustrer.


Habituellement on lit cette histoire de Jésus qui doit s’exiler en Egypte pour revenir ensuite, comme un parallèle de l’histoire du peuple d’Israël qui a vécu la même chose. Jésus est ainsi présenté comme l’incarnation même du peuple, il en est le représentant, l’archétype. Et la phrase dite par l’ange à Joseph pour qu’il revienne dans son pays se trouve une autre fois dans la Bible, dite aussi par Dieu, et cette fois à Moïse : « revient dans ton pays car tous ceux qui en voulaient à ta vie sont morts » (Ex. 4:19). Celui-ci en effet avait dû de la même manière quitter son pays parce que le roi voulait le tuer (Exode 2:20), et lui-même était un enfant ayant réchappé d’un génocide.  Jésus est donc clairement présenté comme étant le nouveau Moïse. Il est celui qui va donner une nouvelle alliance, une nouvelle loi. Comme Moïse, il va monter sur une montagne et là il prononcer le célèbre sermon sur la montagne s’ouvrant par les Béatitudes.


Cela est sans doute juste et intéressant intellectuellement, mais n’a pas grand intérêt pour notre vie d’aujourd’hui, il faut donc chercher encore.

 

D’abord, on peut trouver une bonne nouvelle si on inverse la logique des éléments : au lieu de dire que la naissance du Christ a provoqué un massacre, on peut dire : un massacre n’a pas empêcher le Christ. Il n’y a en effet, pas besoin de la naissance du Christ pour qu’il y ait du mal dans le monde, il y a sens cesse des morts, des assassinats, des guerres et des violences, que ce soit à grande échelle pour le monde, ou à petite échelle dans nos vies quotidiennes. Et nous voyons là illustrée l’impuissance du mal et de la science devant le projet de Dieu : Hérode était très puissant politiquement, il avait toute la science des mages, et tout cela allié ne parvient pas à empêcher la vie du Christ, ni à l’éteindre. Il y a du mal dans le monde et des volontés mauvaises, mais il n’y a à craindre ni les dangers des puissances, ni ceux de la science, Dieu parvient à vaincre. L’œuvre de salut de Dieu est plus puissance que tout le mal possible, il trouve des solutions, il contourne, il attend, mais il revient toujours et accomplit sa volonté. Nous voyons que l’épreuve, la violence ou la mort ne parviennent pas à tuer le Christ et ne peuvent l’empêcher de jouer son rôle de sauveur. Certes, Dieu peut sembler parfois s’éloigner, mais non, ce n’est que pour un temps, c’est pour mieux revenir et accomplir son œuvre de salut.

Notre texte même permet de répondre à des questions théologiques très importantes comme le problème du mal et de sa nature, et la manière avec laquelle Dieu y réagit.

Le premier point très important, est que ce mal du massacre est présenté comme n’étant absolument pas la volonté de Dieu, au contraire, comme s’y opposant, et même ce mal n’apporte aucun bienfait. Ainsi pouvons nous affirmer que le mal ou l’épreuve ne sont pas la volonté de Dieu mais plutôt par définition même ce qui y est contraire et s’y oppose. C’est vrai dans le cours du monde : Dieu n’est jamais du côté des morts, des massacres et des souffrances, au contraire tout cela est contre lui, et chaque fois qu’on fait du mal à un de ces plus petits, c’est comme si on voulait tuer Dieu. Cela est vrai aussi pour notre propre vie : les épreuves qui nous sont imposées ne sont pas la volonté de Dieu... Dans les moments d’épreuve, Dieu peut sembler s’éloigner, mais non, ce n’est que pour un temps. Patience ! Dieu finit par avoir le dernier mot et revient pour nous donner la vie. Les épreuves ne durent pas toujours, « celui qui sème dans les larmes récolte dans la joie » (Ps 126:5). Patience donc, le mal n’a jamais le dernier mot, il faut garder confiance en Dieu qui saura faire revenir la vie, il faut espérer, garder confiance en Dieu qui ne s’éloigne jamais totalement. Patience, espérance et confiance, voilà les vraies valeurs de la foi.

Et ce texte est donc intéressant pour ce qu’il présente le mal comme n’ayant rien à voir avec le plan de Dieu. Pour ce qui est de la passion ou de la mort de Jésus, certains veulent prétendre qu’en fait c’était bien le projet de Dieu et qu’il en avait besoin pour nous sauver, on peut refuser cette théorie, mais elle reste discutable. Ici, le mal n’est que du mal et n’apporte rien. La question, c’est de savoir comment réagir par rapport à lui, et la manière avec laquelle Dieu permet de le surmonter.

Dès les premiers temps de l’Eglise les commentateurs se sont étonnés que Dieu, certes ait sauvé Jésus du massacre, mais pourquoi n’a-t-il pas plus simplement empêché le massacre lui-même, s’il est tout-puissant n’aurait-il pas pu ? Personne n’a de réponse, bien entendu, ce ne peut jamais être bien de tuer des bébés... sauf à admettre que précisément Dieu ne pouvait pas faire autrement. Donc osons le dire, Dieu n’est pas tout-puissant, ou du moins n’agit pas ainsi dans le monde en intervenant brutalement dans le cours des choses et dans les affaires des hommes. Dieu n’est pas une puissance magique pouvant faire tout ou n’importe quoi, son action dans le monde est réelle, mais plus subtile. Certes, il finit par accomplir sa volonté, mais il faut du temps, de la ruse, il faut de dévoués serviteurs qui se mettent à son service. Donc admettons qu’on puisse dire que Dieu est tout-puissant, mais en tout cas, il ne peut pas tout tout de suite.Mais donc, surtout, nous voyons dans cette histoire que le Christ échappe à la violence d’Hérode, et ainsi que le spirituel n’est pas atteint par la mort physique. Hérode peut tuer tous les bébés qu’il veut, le Christ réchappe à cela. C’est dès le début le message fondamental de l’Evangile de la résurrection : Christ traverse la mort et n’est pas anéanti par elle. De même en effet, à la fin de son ministère, ses adversaires pensèrent le tuer physiquement pour mettre fin à son action. Mais la croix n’a rien emporté d’important, elle n’emporte qu’un corps qui est poussière et appelé à retourner à la poussière. Le Christ lui-même réchappe et reste vivant pour l’éternité. La bonne nouvelle, c’est qu’il en est de même pour tout ce qui en nous est uni au Christ. Rien de terrestre, ni la maladie, aucune épreuve d’ici-bas, ni la mort ne peuvent nous anéantir, notre être spirituel réchappe toujours, et « en toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Rom 8:37). C’est là d’ailleurs une idée constante de notre Evangile : le Christ le dit : « ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais ne peuvent tuer l’âme. » (Matt. 10:28), et Paul le réaffirme dans le beau chapitre 8 de son épître aux Romains : « Je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur » (Rom 8:38-39).


Ce qui est intéressant, ensuite, c’est de voir comment Dieu réagit par rapport à ce mal qui n’est donc pas sa volonté et s’y oppose. Nous avons vu qu’il n’agit pas par un acte de puissance surnaturelle extérieur au cours de l’histoire, il ne fait pas de miracle spectaculaire, mais il agit en prenant son temps, au mal, à la violence, il oppose l’intelligence, la ruse, et la patience. Et surtout il n’agit pas de l’extérieur comme un deus ex machina, mais agit par l’intermédiaire d’humbles serviteurs qui se mettent à son écoute. Certes, il ne pourra empêcher totalement le mal, mais il fera en sorte que toujours, le germe de vie soit sauvé. Ainsi pouvons nous croire que quel que soit le mal qui existe, nous frappe et soit bien réel, toujours, il permet de laisser la vie possible, la joie possible, le salut possible et un avenir nouveau est ouvert. Matthieu qui rédige son évangile le sait bien, et quand il utilise la parole du prophète Jérémie qui semble bien négative : « Une voix s’est fait entendre à Rama, des pleurs et beaucoup de lamentations : c’est Rachel qui pleure ses enfants ; elle n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus. » (Matt. 4:18), on a l’impression, comme celui qui est dans le deuil ou au cœur de l’épreuve que jamais il ne pourra être consolé. Pourtant, si on regarde dans le texte de Jérémie (et les chrétiens de l’époque le connaissaient, bien sûr), le verset qui suit est plein d’espérance : « Ainsi parle l’Éternel : retiens les pleurs de ta voix, les larmes de tes yeux ; car il y aura une récompense pour tes actions, – oracle de l’Éternel – : ils reviendront du pays de l’ennemi. Il y a de l’espérance pour ton avenir, – oracle de l’Éternel – tes fils reviendront dans leurs frontières ». Ainsi, même quand on est tellement éprouvé qu’on refuse d’être consolé, il est essentiel de savoir que de toute façon, Dieu a toujours le dernier mot par rapport au mal, et que la bonne nouvelle reste présente, effective, même si elle nous semble cachée, il faut la découvrir, et cela aussi peut prendre un peu de temps.


Enfin ce récit du massacre des Innocents nous apprend autre chose. En effet, le mal dont nous parlons n’arrive pas au hasard, c’est bien la naissance du Christ qui l’a provoqué, la venue du Christ est une bonne nouvelle certes, mais elle apporte aussi des bouleversements. Cela est d’ailleurs une loi physique à laquelle on ne peut se soustraire : l’entropie (qui est une grandeur représentant le désordre) du monde ne peut qu’augmenter. Ainsi tout bien, tout progrès, toute organisation positive locale doit se payer par un désordre ailleurs. Ou autrement dit, tout bien se paye d’une manière ou d’une autre. Nous le savons bien, pour apprendre quelque chose, il faut de la fatigue, de la peine, des erreurs, et des échecs. Et les enfants pour progresser doivent générer du désordre. Fabriquer un objet de haute facture a un coût au niveau de l’énergie, de l’environnement, et si on décide de s’offrir les plus belles vacances en allant à Saint-Tropez, on va polluer la planète !

Tout est comme s’il fallait payer un prix toujours pour que le bien apparaisse, cela sera confirmé par la croix du Christ, le salut de l’humanité passant par la souffrance et la mort du fils même de Dieu. Mais il ne faut pas voir ça comme si quelque divinité avide de sang exigeait un prix à payer pour offrir le bien, c’est juste comme ça et on n’y peut rien. Il faut l’assumer et se réjouir non pas du prix, mais de ce que l’on obtient qui est vie éternelle.

De même pour nous, accueillir le Christ, entraîne forcément qu’une part de notre vie matérielle soit sacrifiée. On ne peut pas à la fois recevoir le Christ, l’avoir en soi, vivre de lui, et en même temps vouloir que notre petite vie matérielle ne soit pas dérangée. Jésus l’a d’ailleurs annoncé maintes fois en disant qu’être à la suite du Christ n’était pas une sinécure, mais que cela entraînerait inévitablement pour l’intéressé des épreuves et des persécutions. Bien sûr, le mal en lui-même n’est pas créateur, et il ne suffit pas de souffrir pour progresser, de même qu’être persécuté ne veut pas dire qu’on soit nécessairement dans la vérité, mais si on prétend être chrétien et qu’il n’y a aucun changement dans sa vie, aucun bouleversement, aucun sacrifice de quoi que ce soit, aucun renoncement à sa vie ancienne, alors on peut se poser des questions. Paul dit bien qu’il nous faut mourir en Christ pour ressusciter avec lui. (Rom 6:4, Col 2:12). Ou encore dans l’évangile de Jean, le Christ affirme qu’il faut que le grain meurt pour pouvoir fructifier : « si le grain ne meurt, il reste seul » (Jean 12:24). On ne peut vouloir une vie nouvelle, une existence renouvelée, et qu’en même temps on reste comme on était et que rien ne change de nos habitudes.

Il en est de même pour le monde entier : le monde nouveau ne peut advenir si on prétend vouloir garder tout de l’ancien. Il faut laisser les choses anciennes derrière soi, se délester, se détacher, on ne peut pas tout garder et il faut aller de l’avant en laissant de côté ce qui est de l’ancienne création.

De toute façon, la venue du Christ crée nécessairement des perturbations, tout simplement parce que Christ n’est pas du monde. Il y a inévitablement conflit entre nos anciens désirs animaux de possession, de puissance, de vengeance, de défense de son territoire, d’égoïsme et ce à quoi nous invite l’Evangile qui est tout le contraire : détachement, don, pardon, service et amour du prochain. Notre vocation spirituelle est forcément en opposition avec notre désir de confort ou notre vie matérielle. Le Christ sera crucifié comme un corps étranger rejeté par un monde ancien tentant de défendre ce qu’il a toujours été. Or ce qui s’est passé il y a 2000 ans ne cesse de se répéter dans l’existence de chaque chrétien, et sans cesse, notre vie spirituelle, notre salut, notre bonheur ne peut se faire qu’au prix de l’abandon d’une part de notre ancienne vie.

Certainement, on perd beaucoup matériellement, mais il reste la seule et unique présence du Christ qui est la source même de la vie. Présence du Christ qui est comme dans notre récit parfois une présence faible, dérisoire, méprisée, chassée par les hommes, mais qui est le germe de la vie, du salut, de la joie et de l’éternité. Et notre foi est comme cette petite présence du Christ dans nos vies, présence qui peut sembler toute petite, infime, méprisable, et qui pourtant sur laquelle il faut veiller comme sur un enfant nouveau né car elle vaut mieux que tous les trésors, c’est la graine de nos existences et de la vie véritable. C’est là notre responsabilité, nous avons un choix à faire, il nous faut choisir entre la multiplicité du monde et l’unicité précieuse du Christ.

Et être prêt, comme Marie et Joseph, même de tout quitter, son confort, ses habitudes, pour aller avec le Christ, tout mettre en œuvre pour sauver cette fragile présence de la foi qui brille en nous, peut-être petite et faible, mais essentielle comme un enfant qui est la plus précieuse des choses parce qu’il est le germe de la vi

 

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Matthieu 2:13-23

13Après leur départ, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte et restes-y jusqu’à ce que je te parle ; car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire périr. 14Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte. 15Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète :
  J’ai appelé mon fils hors d’Égypte.
16Quand Hérode se vit joué par les mages, sa fureur fut extrême, il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans son territoire, d’après l’époque qu’il s’était fait préciser par les mages. 17Alors s’accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie :
  18Une voix s’est fait entendre à Rama,
  Des pleurs et beaucoup de lamentations :
  C’est Rachel qui pleure ses enfants ;
  Elle n’a pas voulu être consolée,
  Parce qu’ils ne sont plus.
19Après la mort d’Hérode, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte, 20et dit : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et retourne dans le pays d’Israël, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. 21Joseph se leva, prit le petit enfant et sa mère et rentra dans le pays d’Israël. 22Mais quand il apprit qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place d’Hérode, son père, il craignit de s’y rendre, et, divinement averti en songe, il se retira dans le territoire de la Galilée, 23et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

 

Jérémie 31:15-17

15Ainsi parle l’Éternel :
  On entend des cris à Rama,
  Des sanglots, des larmes amères ;
  Rachel pleure sur ses fils ;
  Elle refuse d’être consolée sur ses fils,
  Car ils ne sont plus.
  16Ainsi parle l’Éternel :
  Retiens les pleurs de ta voix,
  Les larmes de tes yeux ;
  Car il y aura un salaire pour tes actions,
  – Oracle de l’Éternel – :
  Ils reviendront du pays de l’ennemi.
  17Il y a de l’espérance pour ton avenir,
  – Oracle de l’Éternel – ;
  Tes fils reviendront dans leurs frontières.

 

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